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Malaise autour des agressions sexuelles en Allemagne

par La rédaction
Gare de Cologne, par ConstiAB sur Flickr
Gare de Cologne, par  ConstiAB sur Flickr

Gare de Cologne, par ConstiAB sur Flickr (Licence CC BY-ND 2.0)

Entre les féministes de circonstance qui cherchent un prétexte pour rejeter les immigrés et les humanistes qui cherchent à éviter le racisme, les droits des femmes ont du mal à se frayer un chemin.

Pas facile d’évoquer un sujet largement récupéré par l’extrême droite qui y trouve un argument contre l’accueil des réfugiés. Le peu de faits établis indiquent que les agressions sexuelles commises à Cologne – et de façon moins massive dans plusieurs autres villes d’Allemagne – la nuit du Nouvel An étaient organisées. Dans la gare de Cologne des dizaines (des centaines ?) d’hommes ont commis des attouchements ou agressions à caractère sexuel et/ou insulté des centaines de femmes. Dimanche 10 janvier, la police faisait état de 516 plaintes, dont 40% pour agression sexuelle, et 2 pour viols. Ralf Jäger, ministre de l’intérieur de l’Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a évoqué l’identification de 31 suspects dont 22 demandeurs d’asile de plusieurs nationalités.

Certains médias n’auront pas attendu l’enquête pour gonfler un phénomène déjà sinistre en transformant par exemple le terme « d’agressions sexuelles » en « viols ». Valeurs Actuelles titrait le 6 janvier : « Emotion en Allemagne après une série de viols dans la nuit du Nouvel An ». Certains savent se dire féministes quand ça les arrange.

D’autres féministes de circonstance sont montés au créneau. Dès le 5 janvier, Marion Maréchal-Le Pen, avant même les premières arrestations, se basant seulement sur les policiers évoquant « des jeunes hommes apparemment d’origine arabe ou nord-africaine », parlait d’agressions commises par des « migrants ». Quelques jours après Marine Le Pen, la présidente du FN s’est fendu d’un tweet : « L’effroi suite aux agressions de Cologne : la dignité et la liberté de la Femme, un acquis précieux que nous avons le devoir de protéger ». Le FN défend les Droits des femmes ? Avant les élections régionales, Marion Maréchal-Le Pen voulait notamment couper les subventions du Planning Familial et nous rappelions d’autres dossiers

« Où sont passées les féministes? »

Plus insidieux : « la sécurité des femmes européennes n’est plus assurée », écrit Mathieu Bock-Côté dans une tribune intitulée « Cologne : où sont passées les féministes ? » publiée sur le site internet du Figaro. « Plus » assurée : comme si, jusque-là, les femmes européennes pouvaient aller et venir librement dans les rues à n’importe quelle heure sans risquer d’agression sexuelle… Le sociologue, qui ne doit pas bien tendre l’oreille, s’étonne d’avoir si peu entendu les féministes à ce sujet, leur reprochant (tout autant aux médias qu’à la police) de « filtrer les mauvaises nouvelles idéologiques qui peuvent compromettre la légende du vivre-ensemble diversitaire ».

Les féministes, pourtant, sont présentes. En Allemagne, plusieurs manifestations ont été organisées devant la gare de Cologne depuis le Nouvel An. Pas seulement les bruyantes manifestations d’extrême droite, destinées à taper sur les réfugiés/migrants sous couvert d’une – improbable – défense des droits des femmes. Il y a eu aussi celles et ceux qui veulent que la vérité soit faite, que l’enquête aboutisse.

En France, elles n’ont pas, comme Mathieu Bock-Côté, de grandes tribunes offertes par des journaux à forte diffusion. Elles sont pourtant nombreuses à dénoncer depuis longtemps la « culture du viol » qui transforme les victimes en coupables et vice versa, une culture qu’ont entretenue plusieurs responsables politiques allemands en recommandant aux femmes de prendre des précautions.

Contradictions

En Allemagne, un collectif féministe s’est engagé dans le débat, lundi 11 janvier, autour du mot d’ordre #ausnahmslos – « aucune excuse » (à voir en allemand ou en anglais). Ces personnalités anti-racistes et féministes  – dont certaines étaient à l’origine deux ans plus tôt du mouvement #aufschrei contre le sexisme ordinaire – dénoncent autant les agressions de Cologne que leur récupération par des extrêmistes. Pour ce collectif, qui rappelle  l’omniprésence de la violence sexuelle sur l’ensemble du continent européen, « il est malsain de dénoncer les violences sexuelles uniquement quand les auteurs sont ‘les autres' ». Et de réclamer une série de mesures, politiques comme sociétales (le sexisme des médias n’est pas oublié), pour lutter efficacement contre ce fléau.

En France, Osez le féminisme publiait le même jour une tribune aux accents similaires, intitulée « Pour chaque femme violée, notre indignation est totale ». Qui se conclut par ces mots : « L’origine des agresseurs ne doit pas être un frein à la dénonciation de ces agressions, mais nous condamnons aussi toute forme de récupération raciste de cet événement, qui nuit aux femmes victimes de viol, et nuit aux droits des femmes en général. »

[Mise à jour, 13 janvier : Clémentine Autain dénonce également dans une tribune la propension de la droite extrême à « instrumentaliser ces actes odieux à des fins racistes et sécuritaires »]

Quelques heures plus tôt, une autre tribune féministe, titrée « Silence, on viole », s’inquiétait d’un phénomène de « déni et minimisation » par crainte de « faire le jeu de l’extrême droite » et réclamait « des engagements et des condamnations (…) fermes et unanimes de la part de ces mêmes associations et personnalités, féministes, de gauche, antiracistes ».

[Mise à jour, 13 janvier : réaction similaire de l’Alliance des femmes pour la démocratie. « A l’heure où elle affronte la guerre terroriste sur son propre sol, une Europe qui garderait le silence sur la montée des violences contre les femmes, et cesserait de promouvoir et de faire respecter leurs droits, trahirait son modèle qui inspire les démocrates du monde entier », écrit dans un communiqué l’association fondée par Antoinette Fouque.]

Valérie Toranian, dans La Revue des deux Mondes analyse « les contradictions qui minent le mouvement féministe, et au-delà tous les humanistes antiracistes prompts à dénoncer l’islamophobie ». 

Dix jours après ces agressions massives, une chose est sûre : le silence n’est plus de mise. Mais le malaise persiste, en Allemagne et ailleurs.

 

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14 commentaires

14 commentaires

hcr 12 janvier 2016 - 13:58

Je suis content de voir enfin des articles de réflexion arriver. Oui ce n’est pas une situation aisée à gérer mais les extrémistes de gauche et droite compliquent encore les choses sans compter qu’à priori personne ne semble vraiment s’occuper des victimes…

Je craignais un peu des débordements mais j’avoue que je ne pensais pas que leur ampleur irait si vite ni jusqu’au caricatural.

Donc, oui, il faut gérer car 80-90% de mâles éduqués à la dure, venant de cultures mysogynes et parqués en groupes et dans l’oisiveté sans aucune vision d’avenir, cela ne peut que mal tourner.
Oui les bagarres commencent, il y a déjà des viols dans les centres depuis longtemps, la pression et la température montent et si rien n’est fait pour gérer de manière cohérente et réaliste, ceci n’est que la bande-annonce.

Sortons de l’analyse raciste ou sexiste, il s’agit de simple analyse de comportement humain standard, ils vont nous pèter des câbles à répétition, c’est totalement logique et prévisible.

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Abd Salam 12 janvier 2016 - 15:51

@ Hcr,

Au contraire, il est urgent de bien rester dans la perspective de l’analyse sexiste…

Notamment, car il s’agit d’agressions sexistes dans un contexte de société sexiste.

Il est question d’agressions sexistes dénoncées uniquement parce que commises par des étrangers ! du coup, le racisme est un paramètre qui se rajoute.

Les cultures européennes ne sont pas moins misogynes que les cultures moyen-orientales… la preuve, vous voulez nier le paramètre « sexisme » dans une grande affaire d’agressions sexistes !

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Abd Salam 12 janvier 2016 - 16:43

N.B. : surtout que votre réaction, Hcr, est précisément ce qui est critiqué dans l’article.

Ne reconnaître l’existence du sexisme -que pour l’occasion vous préférez nommé misogynie- que lorsque des étrangers sont les coupables ou présumés instigateurs des agressions ou gestes déplacés.

On se demande bien pourquoi vous êtes content de voir une réflexion… qui condamne en fait tout votre propos ! avez-vous vraiment compris l’article ?

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taranis 12 janvier 2016 - 14:45

«Le collectif, qui rappelle l’omniprésence de la violence sexuelle sur l’ensemble du continent européen, il est malsain de dénoncer les violences sexuelles uniquement quand les auteurs sont ‘les autres’ ». Evidemment, il existe une très juste tribune de Florence-Lina Humbert qui défend ce point de vue en soulignant que l’Allemagne est devenue une des principales plaques tournantes du trafic sexuel en Europe. Il y a 10 ans déjà 80% des femmes présentes sur le marché du sexe en Allemagne étaient issues des pays de l’Est (Russie, Ukraine, Biélorussie) aujourd’hui nous pouvons rajouter l’Afrique et le Moyen Orient…Ce pays qui ne pénalise pas sérieusement le viol, et qui ne reconnait même pas les atteintes sexuelles autres que le viol, où la jurisprudence précise noir sur blanc que « toucher les parties génitales de quelqu’un » ne peut pas être considéré comme un délit, où la femme est proposée sous forme de marchandise à consommer dans les publicités pour les bordels omniprésentes sur les murs et sur les bus, on ne peut pas faire comme si les violences sexuelles avaient été brusquement importées de Syrie ou d’ailleurs par quelques réfugiés alcoolisés. En Allemagne, la loi entrée en vigueur le 1er janvier 2002 a supprimé la notion d’« activité contraire aux bonnes mœurs ». Les centaines de milliers de personnes prostituées allemandes (ou mariées à des Allemands) ont désormais un statut, celui de « travailleuses indépendantes ou de salariées ayant un contrat de travail » avec les « patrons » des Eros centers. Et pour toute bonne éducation les jeunes allemands vont fêter les évènements de leur vie (diplômes, anniversaires, promotions…) dans ces bordels no limite ou ils peuvent comparer et noter vulgairement les filles comme on teste un jeu vidéo multi-joueurs, on y organise aussi des « soirées entreprise » ou « cadeaux » certainement très utile à la mixité !! Mère ou putain trouve ici tout son sens ; il y a des sous-femmes dédiées pour se défouler, mais les migrants ne font pas la différence, faute de cette belle éducation

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Anne 12 janvier 2016 - 20:10

Tout à fait d’accord!!! Quelle honte le traitement réservé aux femmes dans ce pays pourtant plutôt progressistes à d’autres niveaux. Rappelons pour ajouter à leur cas que des maisons closes gigantesques ont été construites (et remplies) pour la coupe du monde 2006…
A quoi s’attendre lorsqu’on renvoie une telle image des femmes?
C’est bien la sécurité des femmes qui est mise en jeu à chaque fois que l’on sous entend que le corps de la femme est une marchandise, prostitution ou pub pour la viande (dans une moindre mesure bien sur). Nous avons donc tous – hommes ou femmes – de bonnes raisons de rester vigilants à cela et d’exiger la disparition de ce type de pratiques.

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Alice 12 janvier 2016 - 19:27

Et si on est humaniste et pas du tout féministe ?
Avec un avis complètement différent que celui supposé ?

Le problème ne vient certainement pas d’une ethnie mais d’une idéologie, malsaine.
Beaucoup de féministes défendent l’islam avec ferveur alors que cette religion va à l’encontre de leurs idées.
Elles se permettent de manifester contre les catholiques qui n’acceptaient pas le mariage pour tous.A ce niveau c’est bien vu. Bizarrement si ont se met à critiquer les préceptes de l’islam on se voit affubler d’un titre tel que raciste…
C’est le monde à l’envers.
Il est fatiguant d’observer un bon nombre de personnes qui osent à peine parler des agresseurs, la peur au ventre d’éviter une sois disante amalgame.

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Anne 12 janvier 2016 - 19:58

Après le récent constat amer des effets de la légalisation de la prostitution en Allemagne sur les conditions de travail des prostituées, au regard de ces horribles nouvelles, ne peut on peut pas aussi questionner l’impact de la légalisation sur le regard que portent certains hommes au corps de la femme notamment face aux arguments des défenseurs d’une prostitution qui, satisfaisant aux présumés besoins non répressibles des hommes, protégerait les femmes non prostituées de ce type d’agressions?

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Juliette 12 janvier 2016 - 22:24

Le problème c’est que vous mélangez tout terrifier par la peur d’être traité de raciste.

Nous avons affaire ici des centaines de viols et agressions sexuel un même jour en un même lieu par des groupes d’individu. Cela s’appel du viol de masse, et cela ne s’est jamais produit en europe sans remonté à l’aube des temps.

Cela n’a rien à voir avec le voisin psycopathe sexuel qui viol une voisine ou une main aux fesse dans le métro.

Et la différence fondamentale entre les deux cas, c’est que le premier aurait pu être évité si l’on avait pas laissé venir en masse ces gens majoritairement jeunes de sexe masculin et à la religion considérant les femmes européennes comme des Pu… car non voilées.

Donc désolé, mais on entend beaucoup trop les féministes quand il s’agit des participants à un concours de BD tous masculin, mais jamais quand il s’agit de l’islam.

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Isabelle Germain 12 janvier 2016 - 22:33

Mais… on en parle ! Et les féministes en parlent de plus en plus, nous allons mettre à jour notre article demain matin, vous verrez que les féministes sont de plus en plus nombreuses à s’exprimer sur le sujet,Quant à dire qu’on entend trop les féministes sur la BD, je ne crois pas, on entend plutôt les hommes qui font une BA, je vous invite à (re) lire cet édito http://www.lesnouvellesnews.fr/invisible-tu-es-invisible-tu-restes/

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taranis 13 janvier 2016 - 12:07

Bien sûr que non Madame Juliette…. Comme dit Rebecca Mott , L’hypocrisie dont on parle est de vouloir rendre invisible l’éléphant au milieu de la pièce, ou peut-être les deux éléphants qui sont dans cette pièce. De cacher que dans toutes les cultures, tous les milieux et à toutes les époques, des hommes rassemblés en masse ont violenté sexuellement les femmes Que l’Allemagne s’est constituée en bordel de l’Europe – le viol, la violence mentale, la torture et même le meurtre de femmes et de filles sont acceptés tant que vous payez. Cette violence n’est inadmissible que si elle est faite à des femmes non prostituées et que si elle ne peut pas être dépeinte comme extérieure à la culture allemande. Bien sûr Madame ,que mon intention n’est pas de cacher le sexisme patriarcal derrière le racisme, mais je ne m’aventurerais à hiérarchiser entre les tortures quotidiennes qui sont la norme dans les bordels allemands,le caractère inhumain des méga-bordels, avec des femmes qui portent le voile pour revendiquer une culture identitaire c’est à elle de faire les gestes d’émancipation a l’intérieur de leur idéologie religieuse , qui sommes-nous pour dire que notre civilisation est la plus égalitaire, quel différence entre être un objet sexuel disponible pour tous les vices, est cacher sa féminité sous un voile, notre rôle est simplement de défendre le libre arbitre reel. Effectivement les migrants mâles sont arrivés en masse dans un contexte de violence, les migrantes sont d’ailleurs les premiers victimes dont nous taisons le sort, et une infime partie d’entre eux, des salopards se sont dédouanés de toute règles vivant leur situation comme conflictuelle donc permissive….Mais pour l’immense majorité qui cherche un refuge les agressions du nouvel an sont aussi un motif d’inquiétudes. Leur peur: que les événements de Cologne sapent la compassion dont ont fait montre les Allemands envers les réfugiés, auxquels la chancelière fédérale a ouvert les portes début septembre, suscitant un vaste élan de sympathie et de solidarité…Alors il faut condamner les criminels et les expulser si la justice ne peut les enfermer Certes on aura répondu a un fait divers, qui n’a rien avoir avec votre prétendue invasion musulmane, il n’est pas question de culture ni de religion, islam ne fait pas la promotion du viol Et après ??? la violence sexuelle sera la norme aussi longtemps que le commerce du sexe sera légal et intégré à la culture allemande

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flo 13 janvier 2016 - 09:45

« Où sont passées les féministes ? » Ah ! ah ! Mathieu Bock-Côté, grand défenseur des racines chrétiennes, souverainiste tendance réactionnaire, et totalement obsédé par la conservation et la « pureté » de son identité d’homme blanc, qui se demande où sont passées les féministes ??? pourquoi donc ? elles lui manquent ? ah ah ! la bonne blague…. De grâce, ne nous justifions pas devant ce genre d’homme..

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PatriceB 14 janvier 2016 - 10:07

Certes. Mais il me semble qu’on ne prend pas suffisamment en considération ce que peut représenter l’arrivée de centaines de milliers de personnes en provenance d’un pays en guerre, en ayant dû passer en force pour franchir la Méditerranée, puis les barrières dressées par les États européens. Bien sûr qu’il y a parmi eux l’inévitable proportion de psychopathes, de délinquants, d’apprentis ou de vrais terroristes, comme il y a aussi de grandes âmes, des gens altruistes, des militants progressistes en tout genre. Bien sûr qu’il y aura des conséquences sociales et politiques majeures. D’où :
1. la nécessité de soigner les conditions d’accueil : quand on traite les gens comme des chiens, comme des voyous en puissance, comme des envahisseurs, ils vous le rendent bien ;
2. toujours réfléchir à qui désigne les « eux/nous ». En l’occurrence, pour moi : contre les machos, phallocrates et violeurs de tout bord (en particulier de toute confession) et de tout horizon, avec les féministes (femmes ou hommes) et toutes les victimes (idem) des premiers, d’ici et d’ailleurs.

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09 Aziza 14 janvier 2016 - 16:51

Quand on ignore que les femmes se battent depuis plusieurs décennies pour faire considérer le viol comme un crime dans les mentalités autant que dans la loi, et qu’il y a eu entre
75 000 et 84 000 viols en France en 2013 et 2014, qui n’étaient certainement pas le fait de » réfugiés » et que beaucoup d’entre eux se sont commis des le huis-clos de la famille ou de relations proches; bref, quand on ignore cela, c’est le signe que l’on ne s’intéresse pas du tout d’habitude aux droits des femmes, et qu’on affiche un féminisme opportuniste. SI Marine LP a cité Le Castor, la pauvre doit se retourner dans sa tombe! Cela fait longtemps que je dénonce l’instrumentalisation de la notion d’égalité homme/ femme dans les débats ridicules sur ce que les femmes doivent ou non porter sur la tête, et qui ne regarde qu’elles…on me somme, en général de me taire. Beaucoup de féministes elles mêmes ne voient pas que l’oppression, c’est la contrainte sur leur s corps, dans un sens ou un autre.
Ce concert d’indignation hypocrite sur Cologne ne sert aux hommes qu’à se dédouaner de ce qui se passe devant leur porte, alors qu’ils détournent la tête. Je ne pense pas du tout que des femmes soient terrifiées d’être traitées de racistes: la véritable équité entre les gens, c’est lorsqu’on les traite de la même manière lorsqu’elles ont outrepassé la loi.
Je me fous de qui me viole, qui me prostitue, qui me harcèle.
je veux juste la dignité pour toutes les femmes, partout.
Vaste programme.

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09 Aziza 14 janvier 2016 - 16:53

Il faut lire « lorsqu’ils ont outrepassé la loi ».

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