Accueil MédiasNumérique Mobilisation payante contre une vidéo d’agression sexuelle sur Facebook

Mobilisation payante contre une vidéo d’agression sexuelle sur Facebook

par La rédaction

FacebookIl aura fallu trois jours – et la mobilisation de Paye Ta Shnek et du gouvernement – pour que Facebook supprime un compte diffusant une vidéo d’agression sexuelle.

Il a fallu une forte mobilisation pour faire bouger les lignes. Pour que Facebook supprime le compte d’un utilisateur qui avait diffusé une vidéo d’agression sexuelle. Une vidéo de quelques secondes, filmée à Cannes et publiée dimanche 1er novembre, qui montre un jeune homme soulevant la jupe d’une jeune fille, puis lui claquant les fesses. Le tout sous les rires d’autres personnes.

Alerté par des dizaines d’internautes, le collectif Paye Ta Shnek a lancé l’alerte à son tour, lundi 2 novembre.

Mais la première réponse du réseau social a été que la vidéo « n’enfreint pas les standards de la communauté », explique Anaïs Bourdet, responsable de Paye Ta Shnek, à L’Express. Le réseau social s’engage pourtant à supprimer « tout contenu menaçant ou qui encourage la violence ou l’exploitation sexuelles. Cela comprend l’exploitation sexuelle des mineurs et les agressions sexuelles ».

Le cabinet de la secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, Pascale Boistard, s’en est ensuite mêlé. Et dans la journée du 4 novembre, Facebook anonçait enfin la clôture du compte diffuseur de la vidéo, pour non respect des conditions d’utilisation.

Le réseau social est régulièrement accusé d’être trop complaisant à l’égard des contenus porteurs de violences sexistes. En 2013, il avait fallu une vaste campagne pour que le réseau social promette d’agir plus efficacement contre les groupes, pages et images qui encouragent le viol ou la violence contre les femmes (Voir : #FBRape : Facebook promet d’agir).

Le réseau social se montre plus implacable face aux images de nudité, même quand elles sont diffusées pour de bonnes raisons. Ce n’est qu’après des mois de protestation que Facebook avait autorisé, en juin 2014, les images d’allaitement.

 

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