Muirfield, le dernier dinosaure, accepte enfin les femmes

par La rédaction
Muirfield

Par Richard Webb, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

Après un vote négatif un an plus tôt, et sous pression, les membres du club de golf écossais de Muirfield ont enfin dit oui à l’admission des femmes. Le débat s’invite maintenant au Japon.


 

C’est la fin d’un feuilleton de près de 4 ans. Le prestigieux club de golf écossais de Muirfield, « l’honorable compagnie des golfeurs d’Édimbourg », fondé en 1744, va enfin accepter des femmes parmi ses membres.

Les résultats d’une nouvelle consultation interne ont été annoncés mardi 14 mars : plus des trois quarts des 621 votants ont accepté une modification du règlement, ouvrant la voie à l’admission des femmes.

En mai 2016, une première consultation n’avait pas permis d’atteindre la barre des deux tiers de « oui », nécessaire à cette modification. Les militants du « non » justifiaient leur refus d’admettre des femmes par la « résistance au changement » qui ferait justement la « réputation » du club. Mais en raison de ce sectarisme, le club avait perdu le droit d’accueillir la prestigieuse épreuve tournante du British Open. Ce qui a conduit à ce nouveau vote, et à ce résultat différent.

Et maintenant, le Japon

La polémique avait débuté en juillet 2013 : Muirfield, comme d’autres clubs de renom, subissait une vague de critiques pour son refus d’accepter des femmes. Le Premier ministre britannique David Cameron et son second de l’époque, Nick Clegg, déploraient la politique « anachronique » de ces assemblées de golfeurs résolus à rester entre hommes.

Voir : Golf ‘men only’ : tempête sur Muirfield

Depuis lors, tous les grands clubs de golf britanniques ont mis un terme à l’exclusion des femmes ; Muirfield était le dernier dinosaure. Mais le débat agite maintenant le Japon. Une question d’autant plus sensible que c’est le parcours prévu pour accueillir l’épreuve des Jeux Olympiques de 2020, à Tokyo, qui se retrouve dans la tourmente. Seuls les hommes peuvent obtenir le statut de membre du prestigieux Kasumigaseki Country Club, et l’accès au parcours est même tout simplement interdit aux femmes le dimanche.

Début mars, le Comité international olympique affichait la couleur : Kasumigaseki n’accueillera pas l’épreuve de golf des JO 2020 s’il ne s’ouvre pas aux femmes. Le 13 janvier, Yuriko Koike, première femme gouverneure de Tokyo, s’était déclarée « très mal à l’aise » face à cette politique discriminatoire.

Le conseil d’administration du club s’est réuni le 7 février pour étudier la question, mais n’est pas parvenu à un accord. L’unanimité de ses 15 membres est requise pour modifier le règlement.

 

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