Accueil Politique & SociétéElections 2022 Nouvelles annonces d’Emmanuel Macron contre les violences sexistes

Nouvelles annonces d’Emmanuel Macron contre les violences sexistes

par Isabelle Germain

A l’occasion d’un déplacement au futur « hôtel des polices » de Nice, le président a annoncé des mesures prévues dans une loi qui sera votée après l’élection présidentielle. Mesures répressives seulement.

Alors que les candidats de droite et d’extrême droite à l’élection présidentielle jouent la surenchère sur « la sécurité des Français », Emmanuel Macron, probable candidat à sa propre succession, a fait de nombreuses annonces lors d’un déplacement à Nice le 10 janvier au futur « hôtel des polices ».

Présentées comme un programme de «sécurité globale », ces annonces doivent faire l’objet d’un projet de loi présenté en Conseil des ministres en mars. Mais cette « loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur » (Lopmi) ne pourra être votée qu’après l’élection présidentielle.

Le président a annoncé une augmentation du budget de la sécurité de 15 milliards d’euros sur cinq ans, ce qui représenterait une hausse de 25% par rapport au budget actuel.

Pour quoi faire ?  « Doubler les policiers sur le terrain d’ici 2030 », notamment par la suppression de tâches annexes et des réorganisations, créer 200 brigades de gendarmerie en milieu rural et une « force d’action républicaine pour les quartiers » afin de « sécuriser » ces quartiers et d’ « aider à démanteler » les points de deal.

Emmanuel Macron a également parlé de réinvestir « pour lutter contre l’immigration illégale » et contre la radicalisation, et « mener une action nouvelle contre la drogue » avec la création d’un organisme central pour lutter contre les trafics et les points de deal.

Après ces signaux envoyés aux électeurs de droite, il a abordé la lutte contre le harcèlement de rue et les violences intrafamiliales. Le président de la République a annoncé vouloir tripler et porter à 300 euros l’amende pour harcèlement de rue, un acte qui sera qualifié de « délit ». Il annonce aussi vouloir doubler la présence policière dans les transports. Doubler aussi le nombre des enquêteurs dédiés aux violences intrafamiliales et porter ainsi leur nombre à 4.000 en cinq ans. La Lopmi devrait, en outre, porter à 600 le nombre des intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries.

Sur la question des violences sexistes et sexuelles, le président de la République a voulu rappeler ses engagements passés et, pour les plus récents, celui de créer un « fichier » pour lutter contre les violences intrafamiliales. Ce fichier devrait répertorier « les signaux faibles de dangerosité, empêcher la récidive par des individus déjà connus ». Afin de faciliter les signalements, il répond favorablement aux demandes des associations de lutte contre les violences intrafamiliales souhaitant pouvoir déposer plainte au nom des victimes.

Des propositions qui avaient été formulées au moment du Grenelle des violences conjugales, en plus grand. Ces nouvelles dispositions seront un pas de plus dans la lutte contre ces violences, mais les associations attendaient aussi des mesures d’éducation tout aussi indispensables que les mesures répressives.

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