Accueil International Près de la moitié des avortements dans le monde ne sont pas sécurisés

Près de la moitié des avortements dans le monde ne sont pas sécurisés

par La rédaction

« Des lois restrictives sont associées à des taux élevés d’avortements non sécurisés », alerte l’Organisation mondiale de la santé dans une nouvelle étude.


 

Dans le monde, 25 millions d’avortements non sécurisés (soit 45% de l’ensemble des avortements) ont été pratiqués chaque année entre 2010 et 2014. C’est l’estimation fournie dans une nouvelle étude de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’Institut Guttmacher publiée dans la revue The Lancet jeudi 28 septembre, journée internationale du droit à l’avortement.

La quasi-totalité des avortements non sécurisés, soit 97%, ont été pratiqués dans les pays en développement en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

 

Si le niveau de développement d’un pays compte, les législations aussi. « Les lois restrictives sont associées à des taux élevés d’avortements non sécurisés », soulignent l’OMS et l’Institut Guttmacher. Dans les pays où l’avortement est légal, 90% des actes ont été pratiqués dans des conditions sécurisées. Dans les pays où il est interdit ou restreint (uniquement autorisé pour préserver la vie ou la santé de la mère) seuls 25% des avortements sont sécurisés. Et « le fait de limiter l’accès à l’avortement ne réduit pas le nombre d’avortements pratiqués ».

Dans une étude publiée en 2014, l’OMS estimait que 47 000 femmes meurent chaque année – soit cinq femmes toutes les heures – des conséquences d’un avortement non sécurisé.

« Afin de prévenir les grossesses non désirées et les avortements non sécurisés, les pays doivent élaborer des politiques d’appui et prendre des engagements financiers pour fournir une éducation sexuelle complète; un large éventail de méthodes contraceptives, y compris la contraception d’urgence; des conseils de planification familiale adéquats; et l’accès à l’avortement sécurisé et légal », insistent l’OMS et l’Institut Guttmacher.

Lire aussi : Des expert.e.s de l’ONU appellent à lever les législations restrictives sur l’avortement

Selon les normes de l’OMS, « on parle d’avortement non sécurisé lorsqu’une interruption de grossesse est pratiquée soit par une personne qui n’a pas de compétences/d’informations nécessaires ou dans un environnement où les normes minimales médicales ne sont pas appliquées, ou les deux. »

 

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