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ONU : Helen Clark part en campagne

par La rédaction
Helen Clark
Helen Clark

Helen Clark, par United Nations Development Programme, CC BY 2.0

Opération visibilité pour la néo-zélandaise Helen Clark, une des quatre femmes en lice pour le poste de Secrétaire générale de l’ONU.


 

C’est elle qui mène la campagne la plus active, médiatiquement, pour devenir la prochaine Secrétaire générale de l’ONU. L’ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark a débuté, début mai, une tournée des principales capitales mondiales. Première étape à Paris, où elle a été reçue au Quai d’Orsay et à l’Organisation internationale de la Francophonie, avant de rejoindre Londres.

Neuf candidats, dont quatre femmes, briguent le fauteuil de Ban Ki-moon, qui sera libre au 1er janvier 2017. Ils et elles ont déjà passé un grand oral, à la mi-avril, au siège des Nations Unies. Si le processus de sélection est censé être plus transparent que précédemment, le soutien des Etats membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni) s’avèrera décisif. C’est le Conseil qui proposera à l’Assemblée générale son favori.

A l’Agence France Presse, lors de son passage à Paris, l’ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande a expliqué qu’elle n’a « jamais demandé à être soutenue parce [qu’elle est] une femme ». Tout en ajoutant : « Bien sûr, je suis une femme et j’apporte cette perspective dans mes fonctions ». Helen Clarke, actuelle directrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a ainsi fait remarquer qu’il « est généralement vrai que les femmes portent la plus grande part des responsabilités familiales » et donnent la priorité à la santé et l’éducation. Et que « la paix compte vraiment pour les femmes ».

Depuis des mois, une campagne appelle à ce que le poste de Secrétaire général de l’ONU revienne à une femme, pour la première fois en 70 ans.

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Si Helen Clark fait assurément figure de favorite, elle coucourt toutefois avec un handicap : une règle non écrite de roulement géographique voudrait que celui ou celle qui succédera à Ban Ki-moon soit originaire d’Europe de l’Est.

Ce qui est le cas des trois autres candidates : la bulgare Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, l’ancienne ministre croate des Affaire étrangères Vesna Pusic et la moldave Natalia Gherman, également ancienne ministre des Affaires étrangères. Les cinq autres prétendants sont le portugais Antonio Guterres, ancien Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés, et trois représentants d’Europe de l’Est : le macédonien Srgjan Kerim, le monténégrin Igor Luksic, le serbe Vuk Jeremic et l’ancien président solvène Danilo Turk.

 

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