Accueil Société Pas plus d’IVG, toujours moins d’établissements

Pas plus d’IVG, toujours moins d’établissements

par La rédaction

Le nombre d’IVG en France s’est stabilisé depuis 5 ans. Tandis que le secteur privé poursuit son désengagement, et que la part des IVG médicamenteuses continue d’augmenter.


 

Le nombre d’IVG s’est stabilisé, selon la dernière étude publiée vendredi 21 juin par la DREES, la division statistique du ministère de la Santé. 222 500 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France en 2011 (dont 209 300 en Métropole).

« Ce nombre est stable depuis 2006, après une dizaine d’années de hausse entre 1995 et 2006 », souligne la DREES. D’après les données provisoires, les IVG n’ont pas augmenté non plus au cours des derniers mois de 2012, malgré l’annonce du déremboursement des pilules de 3e et 4e génération au mois de septembre.

La part du public : de 70 à 80% en 6 ans

Les chiffres publiés par la DREES témoignent aussi que le nombre total d’établissements pratiquant des IVG poursuit sa baisse, même si elle ralentit. Ils étaient 729 établissements en 2000, et 639 en 2006. En 2011, ils n’étaient plus que 574 établissements à déclarer une activité d’IVG en Métropole, 19 dans les DOM (et un à Mayotte). Soit au total moins de 600.

Parallèlement, on observe un désistement du secteur privé : en 2011, 80% des IVG hospitalières ont été pratiquées dans le secteur public. Cette proportion était de 65% en 1995 et de 70% en 2005.

L’IVG médicamenteuse gagne encore du terrain

Autre enseignement : la part des IVG médicamenteuses continue d’augmenter. Elles atteignent près de la moitié des IVG réalisées en établissements de santé (48 % en Métropole et 43 % dans les DOM).

L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) s’inquiétait en 2009 (Voir : Avortement et contraception, « encore une course d’obstacles ») de l’expansion de cette méthode, notant que « le recours à l’IVG médicamenteuse, que ce soit en établissement de santé ou en ville, ne saurait constituer le palliatif au fait que l’IVG continue à trouver difficilement sa place au sein du système de santé. Le recours quasi exclusif à la technique médicale dans certains établissements reflète plus le choix des équipes que celui des femmes. »

L’IVG médicamenteuse n’est pas recommandée après la 9ème semaine de grossesse… mais elle est moins coûteuse pour les établissements. La revalorisation de l’acte, effective depuis mars dernier, permettra-t-elle de modifier la tendance ?

 

 

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1 commenter

Meg 26 juin 2013 - 07:31

Je voulais porter à votre connaissance ce lien
http://boree.eu/?p=3396

« Les membres de la Commission « Maternité, enfance, adolescence » sont 13. Moyenne d’âge : 82 ans.

Et qui pour s’occuper de votre santé Mesdames ? Douze hommes. Sympathique, non ?

Il y a tout de même une femme, soyons justes : le Dr Marie-Odile Réthoré. Et vous allez aimer sa biographie.

Membre de l’Académie Pontificale pour la Vie. Une autre Académie, fondée en 1994 par le pape Jean-Paul II en collaboration avec le Pr Jérôme Lejeune, découvreur de l’origine de la Trisomie 21, qui en fut le premier président et célèbre pour être l’icône des « pro-vie » français, violemment opposés au droit à l’avortement. Cette Académie publiait ainsi en avril 2000 un avis mentionnant que « l’illégalité absolue de procéder à des pratiques d’avortement subsiste également pour la diffusion, la prescription et l’absorption de la pilule du lendemain. » »

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