Accueil Economie Plafond de verre dans les grandes entreprises : la preuve par 100

Plafond de verre dans les grandes entreprises : la preuve par 100

par La rédaction

Dans le classement des « 100 patrons français les plus performants » établi par le magazine Challenges, 100 hommes. Étonnant ?


 

C’est un classement qui pique les yeux. Dans son édition du 8 décembre, le magazine économique Challenges établit le classement des « 100 patrons français les plus performants ». Et il s’agit de… 100 hommes. « Vous avez dit « plafond de verre » ? », s’est interrogé, parmi d’autres, un journaliste économique du Monde.

 

Alors, les dirigeantes d’entreprises ne seraient pas performantes ? A moins que Challenges les ait oubliées ? La direction du magazine plaide non-coupable : son classement n’est en fait pas celui des « patrons français » en général, il est bien plus restreint : il a été constitué en prenant en compte les dirigeants en poste depuis 3 ans, parmi les entreprises du CAC40 et celles hors CAC40 qui affichent un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard d’euros. Isabelle Kocher ou Sophie Bellon n’ont pris les commandes, respectivement, d’Engie et Sodexo qu’au début de cette année. Résultat : aucune femme ne figure parmi les entreprises répondant aux critères du classement de Challenges.

Le magazine a donc sa réponse toute faite : « C’est en effet malheureux qu’aucune femme ne dirige ces entreprises ».

 

Le classement est donc bel et bien représentatif d’un « plafond de verre » en entreprise. En France, un tiers des entreprises du SBF120 ne comptent encore aucune femme dans leur comité exécutif. « Les femmes n’entrent pas dans les lieux de pouvoir là où les nominations se font par cooptation et où la loi ne s’intéresse pas à la parité », lançait la ministre des Droits des femmes le 15 novembre dernier, lors de la présentation du troisième palmarès de la féminisation des instances dirigeantes des grandes entreprises.

En Europe, une récente étude ne comptabilisait que 14 femmes à diriger une des 350 plus grandes entreprises européennes – et elles restent moins longtemps à leur poste que les hommes. En 2015, un économiste relevait que chez les patrons des 1500 plus grandes entreprises aux États-Unis, il y a plus d’hommes prénommés John que de femmes.

 

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1 commenter

francoisenauts 26 décembre 2016 - 16:46

Désespérant!!

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