Les députés polonais ont massivement refusé de libéraliser l’IVG. Ils pourraient même au contraire en limiter encore l’accès.
Le Planning familial français y voit une « journée noire » pour les femmes polonaises. Mercredi 10 octobre, la chambre basse du parlement polonais a rejeté un projet de loi visant à libéraliser l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse, comme dans la plupart des pays européens, ainsi qu’à introduire l’éducation sexuelle complète et garantir un accès à la contraception subventionnée.
Le texte proposé par le parti progressiste Partia Palikota a été rejeté à une très forte majorité : 365 voix contre, 60 pour et 7 abstentions.
La Pologne est, avec l’Irlande et Malte, un des pays européens les plus restrictifs en matière d’avortement. Il n’y est autorisé qu’en cas de viol, de risque pour la mère ou de risque de malformation du fœtus.
Mais même cette dernière exception pourrait être remise en cause. Car dans le même temps les députés polonais devaient se prononcer sur un autre projet de loi, émanant d’un parti conservateur, celui-là, et visant à interdire l’avortement même en cas de risque de malformation du fœtus, au motif qu’il s’agit là d’« eugénisme ». Les députés polonais ont donné leur accord (par 207 voix pour, 189 contre) pour que le texte soit étudié en commission parlementaire.
