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Première internationale pour dire non à l’excision

par La rédaction

ENDFGM

C’est une première. Un projet de résolution appelant à mettre fin aux mutilations génitales féminines dans le monde a reçu le soutien d’une large majorité de pays à l’ONU.


 

 

La commission de l’ONU chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles a adopté, pour la première fois, une résolution appelant à l’« intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines ». Le texte adopté lundi 26 novembre doit maintenant être soumis à l’Assemblée générale, en plénière, au mois de décembre. Il dispose du soutien de plus de 110 pays, dont une cinquantaine d’États africains.

La résolution exhorte les États à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver les filles et les femmes de cette pratique – en développant la prévention et l’éducation, en sanctionnant les auteurs de ces actes et en prenant des mesures de protection des victimes. Elle appelle par ailleurs « les hommes et les garçons à prendre des initiatives constructives et à œuvrer en partenariat avec les femmes et les filles pour combattre la violence et les pratiques discriminatoires à leur encontre, en particulier les mutilations génitales ».

« Une des formes les plus pernicieuses de violence faite aux femmes »

On estime à 140 millions le nombre de femmes ayant subi cette pratique – l’excision, ablation du clitoris et des petites lèvres, qui peut même être complétée par l’infibulation, ablation des grandes lèvres. Et trois millions de filles courent le risque de la subir chaque année. Les mutilations génitales féminines constituent « une des formes les plus pernicieuses de violence faite aux femmes », a souligné le représentant du Burkina Faso, qui présentait le projet de résolution avec le soutien de l’Union africaine.

Amnesty International salue l’adoption de ce texte comme « un soutien majeur aux organisations de la société civile qui luttent pour mettre fin à cette pratique abusive ». La résolution « souligne que des progrès ont été réalisés » dans plusieurs pays. Mais la pratique persiste dans 28 pays africains, ainsi qu’au Yemen, en Irak, en Malaisie, en Indonésie et dans certaines communautés sud-américaines, selon Amesty International, qui dirige la campagne européenne ‘End FGM’. Et elle touche l’ensemble de la planète puisqu’elle peut concerner les jeunes filles émigrées.

En France, on estime à plus de 50 000 le nombre de femmes adultes excisées. C’est ce que rappelait la ministre des Droits des femmes, qui s’exprimait mardi 27 novembre lors d’un colloque organisé par la Fédération Nationale GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles, des Mariages Forcés) à l’occasion de ses 30 ans de combat. Un colloque au nom opportun : « L’histoire est en marche. »

 

 

Photo : Campagne ‘End FGM‘ (pour la fin des mutilations génitales féminines)

 

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