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Pulsions, passions

par La rédaction

Actuellement, la mesure existe en France sur la base du volontariat des détenus. Elle a été initiée en 2005. La Garde des sceaux veut que désormais la castration chimique soit prononcée par un juge et poursuivie après la détention. Ni une, ni deux, le député UMP Yves Nicolin a annoncé qu’il déposerait dans les prochains jours une proposition de loi visant à instaurer la castration chimique pour tout violeur d’un mineur de moins de 13 ans.

Mais au fait, ce débat, ça ne vous dit rien ? Il y a deux ans, en août 2007, le sujet était déjà au coeur de l’actualité. Après le viol d’Enis, 5 ans, par un délinquant sexuel récidiviste, le tout nouveau chef de l’Etat avait évoqué le recours à la « castration chimique, les mots ne me font pas peur ». Le député UMP Bernard Debré avait alors déposé une proposition de loi, qui s’est depuis perdue dans les arcanes de l’Assemblée.

Il faut dire que la question mérite peut-être plus de réflexion que de passion. De débats au lieu de cris de vengeance.

D’autant que le traitement, en vigueur chez quelques uns de nos voisins européens, n’a rien d’un miracle. Exemple en Belgique. « La castration chimique ne sert à rien pour la grande majorité des délinquants sexuels », explique ainsi le Dr Pierre Collard à LCI.fr.

Autre risque de ce petit jeu du réflexe législatif : l’escalade des mesures et des mots. Sur la question de la récidive, 4 lois se sont accumulées ces 5 dernières années.

Et côté escalade des mots, voilà le vieux serpent de mer qui refait surface, le Front National relançant ses appels à la peine de mort. Oui ma bonne dame. Et on les pendra par les couilles !

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