La polémique sur l’avortement redouble en Espagne, où le gouvernement a confirmé qu’il modifierait à la rentrée la loi de 2010, qui avait ouvert le droit à l’IVG dans le pays.
Le ministre de la Santé envisage notamment d’interdire l’interruption volontaire de grossesse dans les cas de malformation du fœtus. Par ailleurs, « toute femme espagnole désireuse d’avorter ne pourra le faire qu’à une seule condition : elle devra faire la preuve auprès d’un médecin que sa grossesse est liée à ‘un traumatisme psychologique, par exemple un viol’ », explique Rfi.fr.
Les pro-IVG ne décolèrent pas et dénoncent un « retour à l’ordre religieux » Ce que veut le gouvernement « c’est interdire, de fait, l’avortement, dans la droite ligne de l’Irlande, la Pologne ou Malte », dénonce le président de l’association espagnole des cliniques spécialisées dans l’IVG, cité par l’AFP.
« En période de crise, la tentation d’un recul sociétal peut se révéler forte dans une Espagne qui a longtemps stagné sous le joug franquiste. Et c’est la liberté des femmes qui en pâtit en premier », résume Olivier Berger ce mardi dans La Voix du Nord.
