« Recul sociétal » en Espagne sur l’IVG

par La rédaction

La polémique sur l’avortement redouble en Espagne, où le gouvernement a confirmé qu’il modifierait à la rentrée la loi de 2010, qui avait ouvert le droit à l’IVG dans le pays.


 

Le ministre de la Santé envisage notamment d’interdire l’interruption volontaire de grossesse dans les cas de malformation du fœtus. Par ailleurs, « toute femme espagnole désireuse d’avorter ne pourra le faire qu’à une seule condition : elle devra faire la preuve auprès d’un médecin que sa grossesse est liée à ‘un traumatisme psychologique, par exemple un viol’ », explique Rfi.fr.

Les pro-IVG ne décolèrent pas et dénoncent un « retour à l’ordre religieux » Ce que veut le gouvernement « c’est interdire, de fait, l’avortement, dans la droite ligne de l’Irlande, la Pologne ou Malte », dénonce le président de l’association espagnole des cliniques spécialisées dans l’IVG, cité par l’AFP.

« En période de crise, la tentation d’un recul sociétal peut se révéler forte dans une Espagne qui a longtemps stagné sous le joug franquiste. Et c’est la liberté des femmes qui en pâtit en premier », résume Olivier Berger ce mardi dans La Voix du Nord.

 

 

Partager cet article

1 commenter

Lucette 2 août 2012 - 08:53

Pour l’an 2000 on s’attendait tous à voir des voitures voler… Finalement, à défaut de vendre du rêve on se console en revenant sur les libertés chèrement acquises.
J’espère que les Espagnols ne laisseront pas faire ce gouvernement rétrograde.

Répondre

Laisser un commentaire