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Quatre Saoudiennes à Rio

par La rédaction
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Logo du Comité olympique saoudien

Elles seront quatre femmes à participer aux JO de Rio sous les couleurs de l’Arabie Saoudite. Mais leurs noms ne figurent pas dans le communiqué du Comité olympique saoudien.


 

 

Elles étaient deux à Londres. Elles seront quatre à Rio. Le Comité olympique saoudien l’a indiqué dimanche 17 juillet : quatre Saoudiennes participeront aux Jeux olympiques de Rio, à partir du 5 août.

Il s’agit de Sara al-Attar (ou Sarah Attar), déjà présente en 2012 aux JO de Londres, alignée sur le 800m ; Lubna Al-Omair sur 100m ; Cariman Abu Al-Jadail en escrime ; et Wujud Fahmi en judo.

Leurs noms ont été annoncés par un porte-parole, selon l’agence Reuters, mais ils ne figurent pas sur le communiqué officiel du Comité olympique saoudien. Celui-ci mentionne uniquement les sept athlètes masculins qui participeront aux JO de Rio. Signe de la ségrégation persistante dans le royaume saoudien.

C’est à Londres, en 2012, que des Saoudiennes ont, pour la première fois, participé aux Jeux Olympiques. Conséquence d’une forte pression internationale et de l’utilisation par le Comité international olympique de la « clause d’universalité », qui permet de faire concourir « pour des raisons d’égalité » des athlètes qui n’ont pourtant pas atteint les minima qualificatifs.

La participation de Sarah Attar (qui vit et s’entraîne aux Etats-Unis), et de la judokate Wodjan Shahrkhani, en 2012 à Londres, avait fait débat. Notamment après la « parodie de combat » de cette dernière, qui selon le comité olympique saoudien devait « s’habiller avec modestie, être accompagnée par un gardien mâle et ne pas se mêler aux hommes ».

Lire aussi : « Justice pour les femmes » : la Charte olympique à l’eau

Depuis lors, le royaume a fait quelques pas en avant pour la pratique du sport féminin. Et pour la première fois les femmes ont pu voter, et être élues, aux élections municipales. Mais malgré ces « réformes limitées », l’ONG Human Rights Watch dénonçait, dans un rapport publié le 16 juillet, l’obligation persistante pour les femmes d’être sous la tutelle d’un « gardien mâle » pour voyager ou travailler. Ce « système de tutelle masculine en vigueur dans ce pays du Golfe reste l’obstacle le plus considérable à la réalisation des droits de ses citoyennes », dénonce l’ONG.

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