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Recul des femmes au gouvernement québécois

par La rédaction

PaulineMarois

Seulement un tiers de femmes dans le gouvernement de Pauline Marois. En matière de parité, la première femme à la tête du Québec fait moins bien que son prédécesseur.


 

Pauline Marois, la première femme à la tête du Québec vient de nommer son Conseil des ministres. Et il est loin d’être paritaire : il compte 8 femmes et 15 hommes.

Voilà qui suscite des incompréhensions. Le site féministe Sysiphe.org note même que « parmi les huit femmes ministres, trois n’ont pas de ministère en titre, elles sont ministres déléguées, elles relèvent donc d’autres ministres (des hommes, en l’occurrence) ».

Une absence de parité d’autant plus étonnante que le précédent gouvernement de Jean Charest, aujourd’hui dans l’opposition, « a instauré un conseil de ministre paritaire. S’il n’a pas maintenu la parité tout au long de son mandat ultérieur, il n’en était pas loin. On avait perçu dans ce geste une direction claire sur la place des femmes en politique. (…) Qu’une femme première ministre ne puisse pas en faire autant que son prédécesseur, en comptant autant d’élues compétentes, est discutable. »

Un autre parti d’opposition, Québec Solidaire, se permet de critiquer ce recul des femmes ministres : « Si le précédent gouvernement a pu à un certain moment instaurer la parité entre les femmes et les hommes au Conseil des ministres, il est pour le moins étonnant que celui du Parti québécois n’y arrive pas. Il faut dire que ce parti a présenté seulement 29% de femmes aux dernières élections. Voir autant de femmes que d’hommes occuper des postes de pouvoir et d’influence constitue pourtant un symbole important qui ouvre la voie à une meilleure participation des femmes à la vie démocratique de notre pays », estime Mme Françoise David, députée élue de Gouin et porte-parole de Québec solidaire.

En France le Forum ‘Femmes & Pouvoir’, qui retrace le parcours de la « dame de béton », s’étonne également de cette absence de parité « de la part de cette femme qui a vécu de l’intérieur les difficultés d’une carrière politique ». En notant que l’accès de Pauline Marois à la tête du Québec était « un signe fort pour les femmes politiques québecoises, minoritaires dans les Assemblées élues : au Parlement, elles représentaient 30% des élues en 2003, 25% en 2008, et presque 33% aujourd’hui. »

 

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