Accueil Politique Quand les Républicains veulent protéger la masturbation du fœtus

Quand les Républicains veulent protéger la masturbation du fœtus

par La rédaction

Aux Etats-Unis, les conservateurs tentent une nouvelle fois de limiter le droit à l’avortement. Prises de position absurdes en prime.


 

Les élus républicains, aux Etats-Unis, ont lancé une nouvelle attaque contre le droit à l’avortement. La Chambre des représentants, à majorité républicaine, a adopté mardi 18 juin une proposition de loi interdisant l’IVG après 20 semaines de grossesse, contre 23 semaines actuellement. Le texte n’a toutefois aucune chance d’être définitivement adopté, le Sénat étant à majorité démocrate et le président Obama ayant assuré qu’il opposerait de toute façon son veto.

Mais les Républicains « démontrent régulièrement leur absence de compréhension des questions de santé touchant les femmes, et ce texte n’est qu’un nouvel exemple de leurs attaques répétées contre les droits des femmes », souligne l’élue démocrate du Nevada Dina Titus.

Grossesse après un viol, le retour

Et les débats à la Chambre sur cette « Loi sur la protection de l’enfant à naître capable de ressentir la douleur » a également offert un festival de déclarations absurdes. Michael Burgess, élu républicain du Texas, a ainsi assuré que les fœtus se masturbaient dès la quinzième semaine (une affirmation très contestable, comme le soulignait The Atlantic Wire), pour conclure que « s’ils peuvent ressentir du plaisir, pourquoi est-il si difficile d’imaginer qu’ils peuvent souffrir ? »

Mais la palme revient à l’élu républicain de l’Arizona Trent Franks, le principal promoteur du texte, selon qui « le nombre de grossesses résultant de viols est très bas ». Il n’a pas précisé, comme son ancien confrère Todd Akin, si c’est parce que le corps empêche la conception après un « viol véritable »

 

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5 commentaires

hic 19 juin 2013 - 15:11

A les lire, on croirait qu’il sont tous végétaliens (rapport au fait de voir dans l’embryon un être sentient), ces bons républicains!

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iméon 19 juin 2013 - 19:38

on peut être végétalien-ne et être pro-choix, de la même manière qu’on peut être pro-vie et omnivore. Bref, je pense que ce sont deux choses qui n’ont rien à voir !

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hic 19 juin 2013 - 21:02

« iméon »
on peut être végétalien-ne et être pro-choix, de la même manière qu’on peut être pro-vie et omnivore. Bref, je pense que ce sont deux choses qui n’ont rien à voir !

Oui, je sais, désolée si ça ne transparaissait pas dans mon commentaire! J’essayais de pointer le ridicule de prétendre respecter une hypothétique sensation de la douleur de l’embryon alors qu’on peut raisonnablement penser que ces messieurs n’ont rien à faire de la souffrance prouvée d’animaux conduits à l’abattoir. Donner une idée d’un deux poids deux mesures, quoi… Apparemment, c’est tombé à l’eau^^.

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Elsangels 20 juin 2013 - 19:30

On s’est masturbé dans mon ventre ???!!!
Ha ha.

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09 Aziza 20 juin 2013 - 19:59

Il y a deux problématiques distinctes dans ces récits: la question de savoir quelles sont les conséquences pour la mère et pour les soignants de devoir pratiquer un avortement d’un foetus de 5 mois(20 semaines)
Il ne faut pas se voiler la face, c’est en tout état de cause psychologiquement difficile.
La deuxiéme est la bêtise des arguments avancés. il est notable que l’éventuelle souffrance psychologique d’une femme qui n’a pas d’autre alternative, mais a tout de même du vivre plusieurs mois de grossesse ne soit jamais évoquée. C’est toujours au nom de l’embryon qu’on parle…

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