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Une résolution sur la prostitution le 6 décembre à l’Assemblée

par La rédaction

Une proposition de résolution discutée ce 6 décembre à l’Assemblée nationale veut aller vers  « une société sans prostitution ».


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– « C’est l’affirmation de la position abolitionniste de la France qui est en jeu » (12 avril 2011)

« Si la prostitution perdure, et avec elle la traite des êtres humains, l’exploitation sexuelle et plus largement un sexisme tenace dans notre société, ce n’est pas parce qu’elle constitue une fatalité mais parce que personne ne s’y intéresse », observe Danielle Bousquet. Les choses évolueraient-elle ? Oui, pour Danielle Bousquet, qui souligne que le texte de la résolution a obtenu la signature de représentants de tous les groupes parlementaires (1). « Nous sommes en train de relever le pari de faire de la prostitution une question politique à part entière », se réjouit la députée.

Dans la foulée de cette résolution, Danielle Bousquet et Guy Geoffroy vont présenter une proposition de loi, que la députée socialiste espère voir examinée en première lecture « avant la fin de cette mandature ». Soit avant les élections de juin 2012. Mais la loi envisagée comporte, entre autres mesures, un dispositif plus polémique que les éléments symboliques de cette résolution : la pénalisation des clients. Et il est désormais acquis qu’elle ne pourra être adoptée avant cette échéance.

 


(1) M. Jean-Marc Ayrault, M. Christian Jacob, M. François Sauvadet, M. Yves Cochet, Mme Marie-George Buffet, Mme Martine Billard et Mme Marie-Jo Zimmermann.


28 commentaires

bébert 24 novembre 2011 - 11:53

Et l’abollition de la misère économique? et celle de la misère sentimentale? Mais vite que font nos députés? Ce type de positons aussi idéologique est bien caractéristique du pays  »des droits de l’homme » si prompt à donner des leçons! Alors, au nom de toutes les prostituées dont les conditions de travail n’ont cesse de se dégrader, au nom de tous les mal aimés à qui on veut interdire toute forme de chaleur humaine, au nom de toutes les femmes qui ont choisi un homme parce qu’il avait une belle situation… Je dis vive la prostitution, vive les prostituées!

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Elfvy 24 novembre 2011 - 20:28

« au nom de tous les mal aimés à qui on veut interdire toute forme de chaleur humaine »
au détriment de l’humanité de la personne qui donnera cette « chaleur humaine » ? non merci.
J’applaudis la volonté d’affirmer qu’on n’achète pas le corps d’autrui. Au-delà de ça, il faudrait ensuite aller plus loin notamment dans le suivi de ces personnes (en donnant plus de moyens aux associations). Et mener une politique de sensibilisation et d’éducation d’envergure pour faire évoluer les mentalités et faire comprendre que : « payer pour s’approprier une part de l’identité d’un être humain (son corps et sa volonté), c’est participer à la destruction d’autrui ».

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lulu.sur.les.news 26 novembre 2011 - 07:29

« Je dis vive la prostitution, vive les prostituées »

« bébert »
Je dis vive la prostitution, vive les prostituées!

Oui, évidemment, quand on est le type d’homme que vous semblez être, on comprend que cela vous pose problème. Vous avez évidemment eu l’habitude de considérer la moitié de l’humanité comme étant à votre service (contre rémunération ou non), et vous ne voyez pas pourquoi cela changerait.

Je propose que tous les nanards et les béberts de votre genre soient soumis à un service obligatoire de quelques mois dans les prisons ou auprès des handicapés (le grand argument des tatave de votre genre, avec la « misère sexuelle »), et que pendant quelques mois vous fournissiez pipes et autres gentillesses, vendant réellement votre cul contre argent, à tout le monde, tous les gros bras de prison dans leur misère sexuelle, comme vous dites, les papis sales et leur solitude, comme vous dites, les handicapés et leurs besoins.

Et puis on en reparlera.

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Sophie Maréchal 26 novembre 2011 - 11:26

Tout à fait d’accord avec lulu.sur.lesnews, bébert devrait tester la chose avant de décider que les prostituées sont d’utilité publique. Il pourrait même militer pour la création du statut de prostitué homme pour consoler les femmes de leur misère sexuelle, hein pourquoi pas ? Et tant qu’on y est un statut prostitué(e) mineur(e), car les clients aiment bien la chaire fraîche aussi.

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Sophie Maréchal 28 novembre 2011 - 10:13

Et si nos députés réécoutaient la chanson de Georges Brassens « la complainte des filles de joie »
http://www.musictory.fr/musique/Georges+Brassens/La+Complainte+Des+Filles+De+Joie

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bébert 29 novembre 2011 - 00:40

@Elfvy,

pourquoi au détriment? tout le monde n’a pas à partager des valeurs judéo-chrétiennes qui tiennent à désigner un bourreau et une victime. La dialectique du maître et de l’esclave, inhérente à toute relation entre deux êtres humains… c’est sur faut l’intégrer.

Quand « au suivi de ses personnes » une majorité de prostitutées, assumées comme telles, mais aussi celles dont la marchandisation de leur corps prend une forme un peu plus sophistiquée, ne veulent absolument pas être suivies, mais certes il faudrait remettre ces brebies égarées dans le droit chemin lol…

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bébert 29 novembre 2011 - 00:41

@lulu.

je note que mon message était un message d’amour à l’égard des prostitués et que le votre est un message de haine à mon endroit.

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bébert 29 novembre 2011 - 00:44

@sophie marechal

il est bien évident que quand je pense aux prostitués je pense aussi aux hommes. Non mesdames, vous n’avez pas le monopole de cette profession. 😀

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bébert 29 novembre 2011 - 01:00

@toutes

c’est vrai que mon message était provoc.

Mais ce que j’y dis est que la prostitution est la rencontre de la misère économique avec la misère sentimentale. Et que ca, ca se règle pas par décret.

En France on ne sait pas avoir de débat, on préfère clamer de grands principes.

Résultat les prostitués sont montrées du doigt ou au contraire complètement victimisées, et les clients aussi.

Regardez les gens tels qu’ils sont: cette fille qui vend son corps, ne peut on pas l’accepter, lui accorder de la respectabilité, du soutien, de la sécurité?

ce gars qui n’aime personne et qui n’est en rien séduisant, n’a t il pas le droit aussi à une rencontre qui ne soit pas seulement amicale avec une femme qui est en mesure de lui fournir une …!

voilà ce qui me semblerait plus positif.

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bébert 29 novembre 2011 - 01:16

alors seulement nous pourrons commencer à entrevoir l’idée que certaines formes de prostitution sont acceptables et que d’autres ne le sont pas, à devenir pragmatiques en somme.

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lulu.sur.les.news 29 novembre 2011 - 08:04

« bébert »

ce gars qui n’aime personne et qui n’est en rien séduisant, n’a t il pas le droit aussi à une rencontre qui ne soit pas seulement amicale avec une femme qui est en mesure de lui fournir une …!

Allez tendre votre cul au plus offrant en prison, toute la journée, volens nolens, et on en reparlera alors.

Toutes vos demandes ne sont que de la mauvaise poésie, et de la mauvaise foi, pour demander que l’on continue à vous fournir en esclave au service de vos petites envies de mâle – elles sont donc irrecevables.

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lulu.sur.les.news 29 novembre 2011 - 08:10

« bébert »
@toutes

En France on ne sait pas avoir de débat, on préfère clamer de grands principes.

C’est vous qui bramez de grands principes bien macho : tout homme aurait droit à des prestations sexuelles (parce que la masturbation ne suffit pas à décharger son sperme dans la nature, c’est bien connu).

Alors mettez vos grands principe en application : allez sucer les petits vieux dans les hospices, allez trainer dans les quartiers où les Mimiles cherchent le soir un trou où se lâcher et vendez-leur votre cul à la chaîne (n’oubliez pas de dire à chaque fois « oh oui c’est bon, oh oui je l’aime ta grosse bite »).

Faites-le, et puis revenez dans ce forum : on reparlera alors pragmatiquement de ce qu’on peut faire pour que le monde aille mieux.

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Elfvy 29 novembre 2011 - 13:02

morale judéo-chrétienne ou pas, la morale a du bon si c’est pour éviter aux personnes de graves troubles psycho-traumatiques dont sont victimes les prostituées
ces troubles eux-mêmes qui ne font qu’alimenter un cercle vicieux, ces troubles qui empêchent les prostituées de passer des examens médicaux même si on leur tend la main, ces troubles qui les amènent à la drogue, la dépression etc.
ce qu’il faut que vous compreniez c’est la conséquence de la marchandisation du corps pour l’extrême majorité des cas. Cela amène à nier son humanité que ce soit par le client ou par la prostituée elle-même qui finit par se « décorporaliser ». Quand vous aurez compris ça, et comme propose lulu, allez donc le vivre pour le comprendre, on en reparlera !
j’aime ma morale quand il s’agit de sauver des personnes ; je déteste les fantasmes qui ne servent qu’à légitimer la destruction d’autrui (sous couvert d’amour, c’est écœurant)!

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Juju 6 décembre 2011 - 07:53

Je suis clairement « non abolitionniste » dans la mesure où cette abolition qu’on nous prépare est injuste. Car en fait l’expression à la fois d’une impuissance et d’un extrémisme idéologique.

Qui est favorable à la traite humaine des jeunes filles de l’Est ou d’Afrique ? Ou la prostitution de « détresse » souvent réalisée dans des conditions sordides ? Évidemment personne !

Mais pourquoi ne pas lutter justement sur ce phénomène seulement pour que seule une autre prostitution demeure ? Par impuissance justement. Puisqu’on ne sait pas ou ne veut pas (questions de moyens) surveiller tout ça, on tranche dans le vif, on veut empêcher toute forme de prostitution.

Et là l’extrémisme idéologique consiste à décréter qu’aucune relation sexuelle ne doit être tarifée, peu importe les conditions ou la personne. Et si moi je considère comme humiliant et traumatisant sur le plan psychique de passer 8h / j à nettoyer des chiottes ou obéir à un petit chef pour des clopinettes ? Et que quitte à vendre mon « corps » je préfère me taper quelques vieilles moches mais friquées ?

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Elfvy 6 décembre 2011 - 09:24

@ Juju

êtes vous pour la disparition de la prostitution ?
là est toute la question en fait.
ensuite, ce texte est un moyen de placer la prostitution au centre des débats politiques en affirmant que la prostitution détruit physiquement et psychiquement des personnes, pour ensuite trouver des moyens efficaces.
ça ne se fera pas en un jour. Mais intégrer et dire haute et fort que « payer pour s’approprier de le corps d’une personne » est mal, interdit, c’est aider à l’éducation pour faire disparaître les prostitueurs.

Ne pas voir les conséquences de la prostitution sur ces femmes (et hommes), c’est vraiment hypocrite. On ne peut pas se permettre de donner une position radicale sur un sujet si on se base sur des « réalités déformées ».

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Chriss 6 décembre 2011 - 19:16

Le débat est celui de la liberté.

De quel droit empêcher deux adultes consentants d’avoir une relation sexuelle tarifée?

La réponse de certaines féministes, que je critique, est de dire ou laisser entendre que les femmes qui se prostituent ne sont pas des adultes responsables.

Je partage l’opinion d’E. Badinter sur le sujet.

Par ailleurs, vouloir éradiquer la prostitution est à mon avis beaucoup plus difficile que de vouloir interdire aux gens l’alcool et les drogues.

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Juju 6 décembre 2011 - 19:48

« Elfvy »
@ Juju
êtes vous pour la disparition de la prostitution ? là est toute la question en fait.

Je suis pour la lutte contre la prostitution « esclavage » des réseaux mafieux, et la prise en charge réelle de celle liée à une détresse extrême (toxico, sdf, etc.).

Ce qui est censé être déjà la politique actuelle. Et qui n’implique pas en soit la criminalisation de toute la prostitution, clients comme prostitués.

Sauf que c’est un échec. Et puisqu’on est infoutu (ou qu’on veut pas mettre les moyens) de faire le tri, on criminalise tout le monde. On fait pas de différence entre la roumaine mineure qu’on trimbale comme du bétail, son proxo, chaque client et des indépendant(e)s et occasionnel(le)s. A la limite qu’on sanctionne le client qui part avec une fille dont l’âge ne fait aucun doute.

« payer pour s’approprier de le corps d’une personne » est ma

Désolé d’être vulgaire mais si je lèche le cul d’une vieille bourge pour de l’argent, j’ai pas plus l’impression d’être humilié, dégoûté et « approprié » que si je le lui lavais pour 10 fois moins d’argent, avec une petit chef derrière moi en prime. C’est même l’inverse. Les « abolitionnistes » vont donc partir en croisade contre tous les métiers « dégueulasses » exercés pour de l’argent ?

On ne peut pas se permettre de donner une position radicale sur un sujet si on se base sur des « réalités déformées ».

Je suis tout à fait d’accord. On ne peut pas affirmer que la prostitution n’est que celle des réseaux mafieux, quand bien même elle en représente 90%.

Ensuite la radicalité est aussi idéologique lorsqu’on décrète que « nul n’a le droit d’utiliser son corps à des fins sexuelles contre de l’argent ». Sans se préoccuper de comment, pourquoi, avec qui etc. Demain on va donc interdire le porno et les films érotiques, et après demain les gogo dancer ?

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lulu.sur.les.news 7 décembre 2011 - 05:45

Avez-vous lu Pétrone, cher Juju ? Puisque Trimalcion s’amusait bien en esclavage, pourquoi ne pas rétablir l’esclavage ? Ce n’est pas parce qu’il y a eu des dévoiements, qu’on ne se donne pas la peine d’éradiquer, qu’il faut lutter contre tout esclavage. Car du moment que des gens apprécient cette forme de vie, et qu’ils en tirent profit, il faut la rétablir.

De même pour le cannibalisme (vous souvenez-vous du délicieux fait divers ?), les châtiments corporels, etc etc.

Il y a peut-être 5% des prostituées qui font leur travail réellement volontairement (plus de 80% des prostituées ont été violées ou maltraitées, le plus souvent dès leur enfance, et 95% des prostituées ne travaillent pas dans les conditions idéales de l’escort girl style pretty girl, avec jeunes gens riches et plus ou moins beaux comme beigbeder qui les invitent dans les hôtels de luxe, mais travaillent dans les rues minables avec les béberts minables qui viennent se défouler en elles et sur elles de leur misère de la semaine, et acquièrent pour 30 à 50 euros le droit de leur faire subir plus ou moins tout et n’importe quoi).

Pour préserver le droit de cette minorité, et surtout surtout surtout pour préserver la droit des clients, vous allez cautionner la vie d’enfer de la majorité. Faites plutôt partie des 99% de wall street que du 1%…

Cautionner la prostitution, c’est cautionner la vision des femmes qu’ont les hommes qui en usent : un objet utilisable pour assouvir ses désirs.

(oui oui je sais, et la prostitution masculine, et les viols masculins, etc etc vous l’aurez compris, mon message parle de la majorité des cas).

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Elfvy 7 décembre 2011 - 09:53

tout à fait d’accord lulu !!
surtout qu’apparemment il faut le dire et répéter. Cette résolution est aussi là pour lancer le débat et pour changer les idées reçues sur le prostitution (et vu les commentaires, elles sont tenaces!)

alors voilà, je le dis et le répète
ceux qui sont pour la prostitution se basent généralement sur les idées suivantes qui sont complètement irrecevables

– la prostitution est un choix. Oui, il y a de nombreuses personnes qui rentrent « librement » dans la prostitution et qui restent sûrement à leurs comptes. Le problème ce sont les causes qui les amènent à la prostitution. Ce n’est pas qu’une question de précarité. Comme le rappelle Lulu : 80% de prostituées ont été victimes d’inceste ; et vu le nombre de violences sexuelles, beaucoup de personne avancent le chiffre de 100% de prostituées ayant subies toutes violences sexuelles antérieures. Un choix d’y entrer ? les victimes choisissent la prostitution comme elles choisissent la drogue et la scarification. Une partie de ce choix repose sur la volonté de « s’anesthésier », phénomène très bien expliqué par les spécialistes des violences sexuelles, et à rapprocher du phénomène de décorporalisation. Hormis ce choix qui porte à débat peut-être, les conséquences de la prostitution, du fait même de se prostituer, et je parle même pas des violences diverses, mais du seul fait d’être apparenté à un objet, sont dramatiques pour la santé psychique, physique et psychologique des personnes.
Depuis quand la société aide les gens à mourir ? Depuis quand il est décrété que face à un toxicomane qui se drogue parce qu’il en a besoin, on lui dit : au mais vas- vas-y, puisque c’est toi qui le veut ! Et vas-y scarifie toi, ça nous pose aucun problème ! et puis si tu veux vendre tes organes jusqu’à en crever, surtout on te dérangera pas, c’est ton choix!

(suite)

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Elfvy 7 décembre 2011 - 09:54

suite :

Depuis quand on raisonne comme ça ? vous prétendez défendre les droits des prostituées, mais vous faites complètement l’inverse en les enfermant dans ce tunnel de mort.

– et la liberté sexuelle ? pas de désir. Croyez-vous que c’est leur fantasme ? leur façon de jouir ? l’exception, évidemment qu’elle existe, mais dans ce cas là, ça ne relève pas de la prostitution, mais bien de la liberté sexuelle.

– et la liberté de disposer de son corps ? mais elles n’en disposent pas ! on leur a déjà pris par l’inceste et le viol. Il est alors si facile de se prostituer quand notre corps ne nous appartient déjà plus. Là encore, je renvoi au phénomène de décorporalisation.

Et vous pensez seulement qu’il y a les gens POUR la prostitution et les gens CONTRE la prostitution donc CONTRE les prostituées. Il faut croire que ça vous arrange de croire que VOUS êtes progressistes, et nous, des moralisateurs voulant retourner à la femme prude et chaste.
Non, on peut tout à fait être CONTRE la prostitution et POUR les prostituées, car nous reconnaissons justement en elle leur humanité. Nous les voyons comme des êtres humains, nous reconnaissons leurs droits d’êtres humains et pas leurs non-droits d’objets.

la prostitution ce ne sont pas que des mots abstraits et vides de sens : sexe, vagin, bouche, anus…
Il y a une personne derrière, avec des sentiments, des émotions, des envies et des répulsions.

La prostitution est une question de VIE ou de MORT. Là, nous devons faire notre travail de citoyen et d’être humain.

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Juju 7 décembre 2011 - 10:17

« lulu.sur.les.news »
Avez-vous lu Pétrone, cher Juju ? Puisque Trimalcion s’amusait bien en esclavage, pourquoi ne pas rétablir l’esclavage ?

Car cela impliquerait de revenir à la possibilité de faire d’un individu un bien sur le plan juridique ?

Pour préserver le droit de cette minorité, et surtout surtout surtout pour préserver la droit des clients, vous allez cautionner la vie d’enfer de la majorité. Faites plutôt partie des 99% de wall street que du 1%…

Je ne cautionne rien du tout. Je considère juste que si on veut lutter contre 80% de la prostitution, on a pas à interdire les 20% restants. Car même consentie et bien payée, certaines personnes n’aiment pas l’idée que d’autres baisent pour de l’argent.

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Juju 7 décembre 2011 - 10:51

@Elfvy
Alors parce que telle personne a eu tel passé, on décrète qu’elle n’est plus libre et responsable, et est un danger pour elle-même ? Si c’est le cas, il faut la mettre sous tutelle après examen individuel. Mais il n’y a pas à généraliser sa situation à tous ceux qui ont eu un passé similaire. Et invalider tous leurs discours pour des motifs pseudo psychanalytiques du genre « vouai mais son inconscient l’empêche de dire ça .. »

Même chose sur le vécu de la relation « tarifée ». Vous prenez un modèle et vous le plaquez d’autorité sur tout le monde parce que vous vous foutez que des gens n’exercent pas tous de la même façon. Avec les mêmes contraintes ou état d’esprit. Et ne ressentent pas tous la même chose.

La prochaine étape ça sera donc j’imagine la pornographie et les films érotiques (ben voui 80% de filles de l’Est, beaucoup de filles en souffrance ..). Et puis dans quelques années le strip tease, les gogo dancer, Miss France, les pubs un peu trop érotiques (se faire payé pour montrer son corps « marchandisé », c’est louche). In fine on visera toutes les activités même non tarifées jugées « contraires à l’équilibre personnel » du genre pratiques SM, club échangiste, le sexe par webcam avec un inconnu etc.

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Elfvy 7 décembre 2011 - 10:52

juju, votre principale erreur est de croire que c’est NOUS qui n’aimons pas ça.
En réalité nous ne sommes que des porte-paroles parce qu’il y en a qui veulent nous obliger a croire qu’il y en a qui aiment ça.

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Elfvy 7 décembre 2011 - 10:56

en effet, juju, il y a beaucoup de chose à modifier. Je vous rappelle qu’on est dans un société patriarcale. Mais vu que ce que je dis ne compte pas ; apparemment j’ai pas écouté les prostituées, je vous conseille de lire ça :

http://survivrealaprostitution.blogspot.com/2010/02/vivre-dans-les-limbes.html

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Juju 7 décembre 2011 - 16:15

« Elfvy »
en effet, juju, il y a beaucoup de chose à modifier. Je vous rappelle qu’on est dans un société patriarcale. Mais vu que ce que je dis ne compte pas ; apparemment j’ai pas écouté les prostituées, je vous conseille de lire ça

Je n’ai jamais dit que vous n’avez pas écouté « des » prostitués. Mais que comme dans le rapport vous extrapolez à l’ensemble le vécu et la situation d’une partie. Qui est évidemment majoritaire, ce que je n’ai jamais contesté. Mais une majorité n’est pas une totalité.

Je vous invite aussi à consulter des sites tels que ceux-ci :
http://indoors13.blogspot.com/

Quand au « patriarcat », les évolutions des 50 dernières années l’ont sérieusement remis en cause. Je pense qu’il faut plutôt parler de société inégalité dans dans de nombreux domaines, comme le monde pro, la représentation politique ou le cercle familial. Et avec un facteur « âge » important. Quel rapport entre le couple moyen de trentenaires de 2011 et celui de 1960 ?

« Elfvy »
juju, votre principale erreur est de croire que c’est NOUS qui n’aimons pas ça.
En réalité nous ne sommes que des porte-paroles parce qu’il y en a qui veulent nous obliger a croire qu’il y en a qui aiment ça.

La question n’est pas d’aimer ou pas aimer. On fait rarement une activité rémunérée par pur plaisir. Mais de savoir si il est légitime de pouvoir l’interdire à tout le monde. Et c’est bien ce « tout le monde » qui pose problème à des prostitué(e)s, des client(e)s et à mon avis une bonne partie de l’opinion (qui n’a pas été consultée sur le sujet). Et qui traduit bien selon moi une approche idéologique qui dépasse la seule volonté de répondre à une détresse sociale. Il n’y aurait que des « escorts » indépendantes et avec un bon niveau de vie que ça serait toujours une activité à interdire pour vous.

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Elfvy 7 décembre 2011 - 17:27

bon, et ce sera la dernière chose, juste parce que j’ai vraiment l’impression que vous ne comprenez pas ce qui se dit à travers cette idée d’abolitionnisme

vous dites « La question n’est pas d’aimer ou pas aimer. On fait rarement une activité rémunérée par pur plaisir. Mais de savoir si il est légitime de pouvoir l’interdire à tout le monde. »

seulement, la prostitution n’est pas une activité rémunérée comme une autre. Libre à vous de ne pas y croire si ça vous arrange.

vous persistez à dire que c’est de l’idéologie, de la moralité, dans le sens péjoratif du terme.
seulement l’abolitionnisme n’est pas là pour taper sur les doigts des prostituées en leur disant « ouuuh c’est pas bien, allez donc vous rhabillez », mais plutot pour taper sur les doigts des prostitueurs (en plus des proxénètes)pour leur faire comprendre le mal qu’ils sont en train de faire à la personne qu’ils « achètent ».
Vous n’avez vraiment pas l’air de comprendre la difficulté qu’ont ces femmes à « travailler ». Et si on est pas au moins d’accord là-dessus, on ne pourra jamais l’être.

(suite)

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Elfvy 7 décembre 2011 - 17:28

suite :

Vous parliez de sado-masochisme. C’est une pratique sexuelle, née d’un désir, d’une jouissance.
Si dans la prostitution, il est question de sexe, ce n’est pas pour autant que c’est une question de SEXUALITE. Au contraire du sado-masochisme.

Parce qu’on sait qu’il y a une différence entre torture et sado-masochisme, l’un est interdit, l’autre pas. Cette différence doit également être faite entre prostitution, et, oh mon dieu, les quelques exceptions qui relèvent du désir sexuel que procure la rémunération.
ce n’est pas parce qu’on interdit la torture qu’on est contre le sado-masochisme. Et ce n’est surement pas parce qu’il y en a qui aiment se faire couper un bras si ça le chante qu’on va légaliser cette pratique au nom d’un seul. C’est le principe du mouton blanc dans les moutons noirs, mais vous l’utilisez à l’envers.

Franchement, je n’engage que moi, mais la prostitution n’est rien d’autre qu’un viol. Un viol « non-officiel ». Mais allez-vous rétorquer à une femme qui est violée par son mari, qu’elle ne se fait pas violer sous prétexte qu’elle vit sous son toit, qu’elle se tait en se couchant le soir ou qu’il participe à son « entretien » ? le consentement est une notion assez vague. La liberté c’est de dire oui mais aussi de pouvoir dire non.

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Elfvy 7 décembre 2011 - 17:50

juste un rajout (à chaque fois je veux le dire et j’oublie) 😆

je suis d’accord que la méthode utilisée n’est pas forcément la bonne. Je n’ai pas les compétences pour juger des effets négatifs ou positifs de telle ou telle position juridique.
ça c’est une autre question.
mais dire que la prostitution est une croisière de plaisir, ça NON !
c’est ça qu’il faut intégrer

et comme en Suède, quand ils ont pénalisé le client, la majorité de la population était contre. 10 ans après, grâce à l’information et à l’éducation, la pensée dominante s’est inversée
et personne n’ira dire que les suédois sont de chastes conservateurs !! seulement les garants des droits humains.

donc l’opinion d’aujourd’hui basée sur les clichés n’a aucun intérêt.
le principal c’est le débat qui va naître de cette résolution

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