Revue de presse internationale, 10 octobre

par Arnaud Bihel

Quotas en Egypte ; État civil à la grecque ; les Américaines et le shutdown… la revue de presse internationale d’Anne Collet.


 

 

Vers un quota de femmes aux élections égyptiennes

L’Assemblée constituante égyptienne a annoncé la semaine dernière que 25% des sièges aux élections municipales seraient réservés aux femmes. Le hic est qu’aucune date n’est fixée pour ce scrutin et que la mesure ne concernera sans doute pas les élections législatives. Pour le site d’informations Middle East Voices il s’agit néanmoins d’un premier pas positif vers une meilleure représentation des femmes dans la vie politique du pays. Il note qu’à l’époque de Moubarak le Parlement comptait 12% de femmes… mais elles n’étaient plus que 2% dans l’Assemblée issue de la révolution.

 

L’Algérie, « pays des célibataires »

« Signe de changements sociaux en Algérie : le mariage ne serait plus la valeur fondamentale », reconnaît le quotidien Liberté qui fait état d’une étude publiée par l’agence allemande Deutche Presse Argenture. Il en ressort que dans ce pays du Maghreb, le mariage n’est plus une « valeur sacro-sainte des années post-indépendance ». Il y aurait en effet 11 millions de femmes célibataires en Algérie, dont 5 millions ont plus de 35 ans, pour une population d’environ 39 millions d’habitants. Comparée à d’autres pays arabes, l’Algérie serait devenu le « pays des célibataires ». Reste à en étudier les causes….

 

La Grèce, modèle d’état civil féminin

Au Royaume-Uni comme dans beaucoup d’autres pays occidentaux, de nombreuses jeunes filles en âge de se marier se posent la question de conserver ou pas leur nom de jeune fille. Depuis 1983, les Grecques n’ont plus ce souci. Cette année là en effet a été adoptée une loi stipulant que toutes les femmes devaient garder leur nom d’origine. A la naissance d’un enfant, en outre, les parents ont le choix entre donner le nom du père, de la mère, ou les deux. Cette loi a été votée à la suite de la chute des colonels sous la pression de féministes, à un moment où la Grèce avait besoin d’émancipation, précise The Guardian.

 

Les Chinoises réfractaires à la pilule

Plus de 13 millions d’avortements seraient pratiqués chaque année en Chine. Celles qui y ont recours sont essentiellement des femmes jeunes et éduquées, la moitié d’entre elles ayant moins de 25 ans. La loi sur l’enfant unique est bien sûr en cause, mais pas seulement. L’éducation sexuelle et la contraception demeurent des tabous ; seulement 1,2 % des Chinoises prennent la pilule, ce qui explique ce nombre élevé d’avortements. En comparaison, les femmes sous pilule sont entre 30 et 50% dans la plupart des pays occidentaux, relève Time Magazine qui fait référence à une étude publiée par la Commission nationale pour la Santé et la Famille.

 

Pour les Américaines, les Républicains jouent avec le feu

Le « shutdown » – blocage de l’économie américaine par le Congrès qui refuse de voter le budget proposé par Obama, entraînant la fermeture partielle des services publics fédéraux et le renvoi de plus de 800 000 fonctionnaires – pose un problème aux femmes qui détestent cette situation même si elle est temporaire, note le site d’informations Daily Beast. Tous les sondages montrent que celles-ci sont ultra majoritaires à penser que le Parti républicain en est le principal responsable. Cela pourrait lui coûter cher lors des élections de mi-mandat qui auront lieu en 2014, ajoute le site.

 

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3 commentaires

Aziza 10 octobre 2013 - 10:55

je dis « bravo » au commentateur britannique de l’article du « Guardian » sur la coutume/non coutume du nom marital pour les femmes, qui indique que lorsqu’on lui demande pourquoi son épouse et lui ont deux noms différents, il répond « parce que j’ai gardé mon propre nom »! Ce Monsieur mérite une palme, car c’est ainsi qu’il faut montrer les discriminations: par le jeu du miroir.

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poussantg 10 octobre 2013 - 14:35

« Aziza »
je dis « bravo » au commentateur britannique de l’article du « Guardian » sur la coutume/non coutume du nom marital pour les femmes, qui indique que lorsqu’on lui demande pourquoi son épouse et lui ont deux noms différents, il répond « parce que j’ai gardé mon propre nom »! Ce Monsieur mérite une palme, car c’est ainsi qu’il faut montrer les discriminations: par le jeu du miroir.

Bravo !

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Lili 11 octobre 2013 - 08:55

… on ne sait pas combien d’hommes sont célibataires, en revanche. Mais c’est vrai, chez l’homme le célibat n’est pas un problème, chez la femme, si…

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