Femmes de réconforts ; Violences domestiques au Pakistan ; Ada Lovelace… la revue de presse internationale d’Anne Collet.
Au Japon, nouvelles révélations sur les « femmes de réconfort »
Le quotidien japonais Asahi Shinbun a récemment révélé qu’en 1993 le ministre des Affaires étrangères de l’époque avait demandé aux ambassades japonaises des Philippines, d’Indonésie et de Malaisie d’éviter la publicité internationale autour des « femmes de réconfort », en étouffant leur parole. Les « femmes de réconfort » sont ces femmes qui ont été contraintes de se prostituer auprès des soldats japonais pendant la deuxième guerre mondiale et qui demandent réparation. Preuve que l’objectif n’a jamais été atteint, un film sur une Indonésienne, aujourd’hui très âgée, qui fut pendant trois ans violée par des soldats japonais, vient d’être tourné. (Lire aussi : Fin de la polémique sur les « femmes de réconfort » ?)
Insupportable violence domestique au Pakistan
Quatre études menées récemment par différents chercheurs montrent que la violence envers les femmes est en augmentation constante au Pakistan. Il ressort que 85 % d’entre elles sont ou ont été victimes de violence domestique de la part d’un père, d’un frère ou d’un mari. 47% des femmes enceintes sont victimes d’agression sexuelle, 40% de celles qui attendent une fille sont contraintes de subir un avortement, 23% d’entre elles ont été violées par un proche avant l’âge de 15 ans, précise le Daily Times. Les conclusions des chercheurs vont toutes dans le même sens : plus le niveau d’éducation monte, moins il y a de violence.
Un site internet dédié aux Africaines de la francophonie
A l’occasion du 11 octobre, décrétée journée mondiale des filles par l’ONU, la ministre française déléguée à la Francophonie ,Yamina Benguigui, a lancé en collaboration avec le directeur général de TV5 Monde, un nouveau site intitulé Terriennes -Femmes francophones. Ce site issu du forum mondial des femmes francophones qui s’est tenu à Paris le 20 mars dernier, permettra aux femmes de « trouver un espace d’expression et d’échanger entre elles », souligne Le Potentiel de Kinshasa. Lors de ce forum, des femmes venues de 77 pays avaient fait l’amer constat du recul des droits des femmes dans cette zone.
D’Ada Lovelace à Twitter
Le premier programme informatique de l’Histoire, a été écrit en1842 par la mathématicienne anglaise Ada Lovelace, surnommée « la magicienne des chiffres ». Le 15 octobre a d’ailleurs été retenu comme étant la journée Ada Lovelace. Et 171 ans plus tard, qu’en est-il des femmes dans le milieu de l’informatique ? demande le New York Times qui en dresse un tableau plutôt sombre : elles gagnent 20% de moins que les hommes, 5% seulement des entreprises technologiques sont fondées par des femmes. Quant au conseil d’administration de Twitter, il n’en comporte aucune, souligne le quotidien. (Lire aussi : Twitter gazouille au masculin)
