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Revue de presse internationale, 9 janvier

par Arnaud Bihel

Premières avocates en Arabie Saoudite ; femmes journalistes en Algérie ; patronyme en Suisse ; en 2013, reculs pour les Australiennes… la revue de presse internationale d’Anne Collet.


 

Premières avocates saoudiennes

C’est une première en Arabie Saoudite. La juriste Bayan Al-Zahran vient d’ouvrir à Jeddah un cabinet d’avocates composé de quatre femmes. C’est la première concrétisation d’un droit acquis en théorie depuis plusieurs mois déjà. L’un des objectifs de ce cabinet est de se battre pour les droits des femmes et de les représenter plus efficacement devant un tribunal, explique Bayan Al-Zahran à Arab News.

 

La première association de femmes journalistes voit le jour en Algérie

Le premier janvier, les femmes journalistes de la région de Constantine ont créé l’événement : elles ont annoncé la naissance d’une association de femmes journalistes, une première en Algérie, précise le quotidien Le Temps d’Algérie. Il s’agit de créer un échange d’espace et de concertation, « de renforcer les capacités des journalistes femmes en leur assurant des formations et en encourageant les jeunes à intégrer et à pratiquer la profession de journaliste ». Avec l’espoir que d’autres régions du pays suivront leur exemple.

 

En Suisse, la tradition du patronyme

« Les femmes mariées qui décident de garder leur patronyme sont une petite minorité en Suisse », constate l’édition helvète de 20 Minutes. Le quotidien gratuit francophone précise que pourtant, depuis un an, une loi adoptée en janvier 2013 les autorise à conserver leur nom de naissance. Dans les cantons de Vaud, du Jura et du Valais, par exemple, seules 5 à 10% des femmes mariées en 2013 ont fait ce choix. La pression sociale, la peur du qu’en dira-t-on et le maintien des traditions sont pour l’essentiel, les raisons invoquées.

 

2013, année noire pour les Australiennes

L’année 2013 est à marquer d’une pierre noire pour les Australiennes, note le quotidien The Age. Dans tous les domaines elles ont été maltraitées. Le sexisme a dominé le sport et la publicité, quant aux élections de septembre remportées par les conservateurs, elles ont donné un gouvernement dans lequel les femmes sont moins nombreuses à siéger que dans le gouvernement afghan. La commission des Droits de l’homme a démontré que devant la justice les victimes de harcèlement sexuel ont toujours tort. La violence domestique enfin, continue de ravager la société.

 

Les Tibétaines en exil veulent assumer des responsabilités

150 000 Tibétain-e-s vivent en exil dans trente pays différents, majoritairement en Inde. Pendant longtemps les femmes de ces communautés soumises au patriarcat ont vécu sans avoir le droit de poursuivre leurs études ni de travailler. Petit à petit cependant elles ont gagné leur indépendance, souligne le site d’informations Deutche Welle, qui constate qu’aujourd’hui ces femmes bousculent les traditions qui les obligeaient à rester chez elles ; elles s’affirment, entreprennent des études et surtout, entrent en politique.

 

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