Accueil MédiasBruits et chuchotements Sam Davies, le poids des questions de Paris Match

Sam Davies, le poids des questions de Paris Match

par La rédaction

Le magazine a battu tous les records en cantonnant la navigatrice dans son rôle de jeune mère.


Avant le départ du Vendée Globe, nous observions le biais du traitement médiatique de Samantha Davies, seule femme au départ de la course à la voile autour du monde : des questions orientées sur le fait qu’elle est une jeune maman, bien plus que sur son statut sportif.

Mais c’est après le départ qu’une interview, très commentée ce lundi sur les réseaux sociaux, a battu tous les records : la quasi-totalité des questions que lui a posées Paris Match, le 14 novembre, portaient sur son rôle de jeune maman quittant son bébé pour de longs mois. « Vous ne culpabilisez pas ? » ; « Etre mère ne vous a pas calmée ? » ; « Et Ruben, votre fils, il n’a pas trop pleuré en vous voyant quitter le quai ? » ; « Quand même, trois mois sans sa mère, c’est beaucoup »… La ministre Cécile Duflot le remarquait peu après sur Twitter : la navigatrice se montre « d’une patience d’ange avec les questions culpabilisatriço-misogynes ». 

Deux jours plus tard, Sam Davies – qui possédait « le deuxième bateau le plus ancien de tous les concurrents du Vendée Globe », comme elle l’expliquait à 20 Minutes avant le départ – devait abandonner la course, après avoir démâté. Même pas un mot pour son bébé dans son dernier message après son abandon. Mauvaise mère !

 

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3 commentaires

3 commentaires

elise 19 novembre 2012 - 14:35

En lisant votre article j’ai pensé que vous exagériez mais aprés la lecture de l’article de Paris Match j’ai été absolument abasourdie !
Comment la journaliste de Paris-Match peut en 2012 s’obstiner à poser des questions aussi déplacées et aussi absurdes ?

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MarkLeNet 19 novembre 2012 - 15:25

Difficile de sortir du sexisme si même les femmes entretiennent le sujet !

Et quand supprimera-t-on enfin le mythe qu’avoir un enfant, ce serait comme être en prison ? Et pareil pour plusieurs, d’ailleurs ! Il suffit de s’organiser, mais en général ces messieurs –mes confrères– ont du mal à le faire. Alors qu’au travail (rémunéré) ils y sont parfois champions.
Y a pas un manque d’investissement personnel là ?

M.

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Gaëlle Vigouroux 19 novembre 2012 - 18:37

Que voulez-vous les représentations. Que dire d’Anne Liardet qui n’a pas pu boucler son financement et surtout a été « abandonnée » par son sponsor parce que trop âgée pour la compétition. A-t-on déjà dit cela à Tabarly ou à d’autres loups de mer qui, eux, acquièrent de l’expérience avec les années ?

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