Satisfaits de la vie ? Mention bien

par Arnaud Bihel

BonheurLa moyenne européenne du sentiment de bonheur est de 7,1 sur 10. De 7 en France. Une nouvelle statistique dans la quête de mesure du bien-être.


 

« Globalement, dans quelle mesure êtes-vous satisfait de la vie que vous menez actuellement ? ».
A cette question les Européens se donnent une moyenne de 7,1 – sur une échelle allant de 0 (« pas du tout satisfait ») à 10 (« entièrement satisfait »).

C’est le premier des chiffres mis en avant par Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne, qui publie des données inédites sur la « satisfaction dans la vie » des personnes en Europe, à l’occasion de la Journée internationale du bonheur, vendredi 20 mars.

Avec un indice de satisfaction de 7, la France est tout juste en dessous de la moyenne européenne. Les Européens les plus heureux sont au nord : au Danemark, en Finlande et en Suède, la satisfaction moyenne est de 8.

Les données d’Eurostat montrent aussi que le sentiment de bonheur diffère très peu entre hommes et femmes. Il est à peine plus élevé pour eux (7,1) que pour elles (7).

En France, l’INSEE avait publié début 2013 une vaste enquête sur la perception du bien-être. La moyenne de satisfaction s’élevait à 6,8 sur 10 (Voir : L’argent et autres composantes du bonheur). Mais un an et demi plus tôt elle était de 7,3 dans une autre enquête de l’INSEE. Laquelle soulignait aussi, entre autres, que la présence d’enfants n’était pas significative (Voir : Un bébé ne fait pas le bonheur). Alors que, selon les données d’Eurostat, les couples avec enfants ont davantage tendance à se déclarer très heureux.

Indicateurs de bien-être et politiques publiques

Cet indice de satisfaction est donc à prendre avec un certain recul. Et il n’est qu’un des éléments à prendre en compte dans la tentative pour mesurer le bien-être. Une approche qui cherche ses marques depuis quelques années.

Dès le printemps 2011, l’OCDE avait lancé un outil interactif pour mesurer le bien-être et a présenté en 2013, à la veille de la première journée internationale du bonheur, ses « lignes directrices sur la mesure du bien-être subjectif » (Voir : Un cadre pour mesurer le bien-être subjectif).

En France, une proposition de loi adoptée fin janvier à l’Assemblée nationale prévoit de prendre en compte des indicateurs d’inégalités, de qualité de vie et de développement durable pour penser au-delà du PIB (Voir : Les députés se penchent enfin sur les indicateurs de richesse). Autant d’éléments qui vont dans le sens de la prise en compte du bien-être dans l’orientation des politiques publiques.

De fait, le concept de journée internationale du bonheur va aussi dans ce sens. Etabli par l’ONU, il est le prolongement d’une résolution adoptée en 2012, qui appelait les États membres à « élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l’importance de la recherche du bonheur et du bien-être pour le développement afin d’orienter leurs politiques nationales » (Voir : Le 20 mars, Journée mondiale du bonheur).

C’est l’occasion de se (re)plonger dans notre dossier : Bien-être et croissance

 

Photo : Parade au Tokyo Disneyland Resort, mai 2013. Par Loren Javier sur Flickr.

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