Accueil Société « Si les autres avaient pu parler, aurais-je été violée ? »

« Si les autres avaient pu parler, aurais-je été violée ? »

par La rédaction

Clémentine Autain lance un appel aux victimes dans Le Nouvel Observateur.


 

« Je lance ici un appel à toutes les femmes qui ont été victimes d’un viol : célèbres ou inconnues, faites-vous connaître à l’adresse violmanifeste@nouvelobs.com ». Le but : Que les pouvoirs publics « facilitent le dépôt de plaintes. Seul un viol sur huit en fait l’objet. »

Dans son ouvrage Un beau jour… Combattre le viol*, elle raconte le viol dont elle a été victime mais surtout la construction sociale du viol : « La sidération, la peur ; le faible nombre de plaintes ; les conséquences, après, sur le corps de la victime, sur sa santé ; le silence, long, très long. » Et la répétition, et l’impunité… « Si les autres avaient pu parler, aurais-je été violée ? » demande-t-elle dans Le Nouvel Observateur.

* Un beau jour… Combattre le viol de Clémentine Autain. Editions Indigène, 3 €.

 

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2 commentaires

Didier Bénoni 14 juillet 2012 - 12:20

Tout simplement. Bravo pour cette démarche !

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09 Aziza 21 novembre 2012 - 11:32

Oui, bravo, et merci pour nous toutes! Il faudrait élargir ces manifestes à TOUTES les formes de violence envers les femmes, pour qu’en effet, la honte change de camp; mais surtout que les hommes reprennent la responsabilité de leurs actes. Le viol n’a pas grand chose à voir avec le sexe, il s’agit d’un acte de domination, et parfois de sadisme. Que les hommes se posent collectivement des questions, au lieu de demander aux femmes comment elles étaient habillées ce jour là !!Si vraiment les hommes sont si peu maîtres de leurs pulsions qu’une mini-jupe les pousse à un crime, alors, il faut les enfermer ! Vous n’êtes pas d’accord ? alors vous voyez bien que le discours de la « pulsion irrépressible  » ne tient pas …
Demandons, le 25 Novembre, une minute de silence à l’Assemblée pour toutes les femmes violentées, cela rétablira l’équilibre…

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