Pour la cinquième année consécutive, Stéphanie Frappart a été désignée meilleure arbitre féminine de football du monde pour l’année 2023.
Le 3 janvier dernier, la Fédération internationale de l’histoire du football et des statistiques (FIHFS) dévoilait son palmarès 2023. Et c’est une fois de plus la française qui est arrivée en tête de ce classement. Avec 116 points, elle devance ainsi l’américaine Tori Penso (99 points) qui avait arbitré la finale du mondial féminin 2023 entre l’Espagne et l’Angleterre. Voir le classement.
Stéphanie Frappart avait été distinguée pour la première fois en 2019 (Lire : LA FRANÇAISE STÉPHANIE FRAPPART MEILLEURE ARBITRE DE FOOT DU MONDE) devenant ainsi la première française a remporter ce prix, qui existe dans cette catégorie depuis 2012. Avec ce titre, elle se rapproche du record de l’italien Pierluigi Collina, récompensé en tant que meilleur arbitre masculin pendant six années consécutives (1998 – 2003).
Habituée des premières fois et des récompenses, Stéphanie Frappart est notamment la première arbitre femme à avoir arbitré un match de Ligue 1 (2019) ou encore la première à officier (2022) en tant qu’arbitre principale lors d’une Coupe du monde masculine. Lire : STÉPHANIE FRAPPART, PREMIÈRE FEMME À ARBITRER UNE COUPE DU MONDE MASCULINE DE FOOTBALL.
Si elle a su se faire un nom dans le milieu footballistique et si son professionnalisme n’est plus à démontrer, cela ne l’empêche pas pour autant d’essuyer des remarques sexistes lors de certaines rencontres. Les arbitres n’ont jamais le beau rôle et font souvent face à des insultes de la part de supporters, et parfois même de joueurs ou du banc. Mais lorsqu’il s’agit d’une femme arbitre, c’est la double peine puisque le sexisme s’invite dans les insultes.
Depuis de la début de la saison 2023-2024, Stéphanie Frappart a arbitré plusieurs rencontres de Ligue 1 masculine. Et en novembre dernier, lors de la rencontre entre Rennes et l’Olympique Lyonnais, celle-ci a par exemple dû faire face à des vagues d’insultes. Le média Footeuses l’avait à l’époque dénoncé sur ses réseaux sociaux.
