Parité : la Suède renonce aux quotas dans les conseils d’administration

par La rédaction
Le ministre Mikael Damberg. Photo Jukka Lamminluoto, GKN. näringsdepartementet sur Flickr  (CC BY 2.0)

Le ministre Mikael Damberg. Photo Jukka Lamminluoto, GKN. näringsdepartementet sur Flickr (CC BY 2.0)

La Suède n’imposera pas la parité dans les conseils d’administration de ses grandes entreprises. Le Parlement a fait reculer le gouvernement.


 

« L’égalité des sexes dans les conseils d’administration n’avance pas assez vite (…) mais les conditions au Parlement ne sont pas réunies ». Le ministre suédois des Entreprises et de l’Innovation, Mikael Damberg, a annoncé jeudi 12 janvier l’abandon par le gouvernement de son projet de loi visant à imposer un seuil de 40% de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises.

Le ministre « regrette » de ne pas pouvoir faire voter son texte, rejeté par la commission parlementaire chargée de l’étudier. Le gouvernement de centre gauche ne dispose que d’une majorité relative au Parlement.

Selon le projet de loi, 330 entreprises suédoises cotées auraient été concernées par le projet de loi. Elles auraient dû compter au moins 40% de femmes dans leurs conseils d’administration en 2019, sous peine d’amendes.

La commission parlementaire recommande de surcroît au gouvernement suédois de s’opposer au projet de la commission européenne, qui traîne depuis quatre ans, d’imposer des quotas à l’échelle de l’Union européenne.

Selon les dernières statistiques, les femmes représentent 29% des membres des conseils d’administration des entreprises suédoises cotées – un pourcentage tout de même supérieur à la moyenne européenne. C’est la Norvège, voisine de la Suède, qui avait été le premier pays à imposer par la loi la féminisation des conseils d’administration. Plusieurs pays l’ont suivie depuis, dont la France, où le seuil de 40% s’applique à partir de cette année.

 

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flo 14 janvier 2017 - 09:46

Le ministre suédois dit « les conditions au parlement ne sont pas réunies »… manière polie de dire « l’extrême droite et les partis d’opposition du parlement suédois sont opposés à l’égalité des sexes dans les conseils d’administration » et plus généralement opposés à l’égalité tout court. Qu’on se le dise… Qu’on se le répète… Qu’on se le hurle ! L’extrême droite ferait (fera ?) reculer les droits des femmes en France aussi.

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