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The Handmaid’s Tale, la fiction et la réalité

par La rédaction

La série à succès s’associe à l’ONG Equality Now pour porter des témoignages de femmes et de filles survivantes de violences.

C’est une série qui, depuis plus d’un an, accompagne les luttes féministes. Alors que la deuxième saison de The Handmaid’s Tale (La Servante Écarlate, en VF) est en cours de diffusion, la production de la série s’est associée à l’ONG Equality Now pour relier fiction et réalité.

Dans une vidéo mise en ligne mercredi 20 juin, ses acteurs et actrices se font les porte-voix de femmes et de filles survivantes de violences sexuelles, de mutilation génitale ou de trafic d’êtres humains.

 

« Ce n’est pas une fiction. Ce n’est pas The Handmaid’s Tale. Ce sont les vraies témoignages de femmes réelles », rappelle le film de 2 minutes.

Voici le texte en français :
« Quand mon prof a appris que j’étais enceinte, il m’a dit de quitter l’école pour éviter d’exercer une mauvaise influence sur mes camarades de classe. »
« Les hommes savaient que je n’étais qu’une enfant, mais cela ne les a pas empêchés de m’acheter. »
« Un jour, j’avais mal à la tête. Il m’a donné deux cachets. Quand je me suis réveillée, j’avais été violée. Ma famille m’a forcée à l’épouser, pour préserver l’honneur de la famille. »
« Il y a eu une cérémonie. Je n’ai pas vraiment compris ce que c’était, mais j’ai su que ça faisait mal. »
« Après l’excision, ils vous donnent une nouvelle robe. La couleur va de violet à rouge. »
« Mon environnement culturel l’encourageait. Mon gouvernement l’a laissé faire. »
« Ils ne vous considèrent pas comme un être humain. »
« Pour eux, vous n’avez aucun droit. »
« Je mérite la justice. Mon combat continue. Je n’abandonnerai pas. »
« Pour faire advenir le changement, nous devons résister toutes ensemble. »
Témoignages de : Hawa, Sierra Leone ; Rebecca, Royaume-Uni ;Martha, Tanzanie ; Nor, de Jordanie ;Brisa, Bolivie ; Adama, USA.

La série The Handmaid’s Tale – et le roman éponyme, publié par Margaret Atwood en 1985 – décrit des États-Unis sous influence religieuse, où les femmes sont des citoyennes de seconde zone, privées de droits, et leur corps sous contrôle des hommes.

À de nombreuses reprises ces derniers mois, aux États-Unis surtout mais aussi dans d’autres pays du monde, des militantes ont utilisé les codes de la série pour dénoncer les tentatives de porter atteinte aux droits des femmes, en manifestant habillées comme les « servantes écarlates ».

Le scandale des enfants migrants séparés de force de leur parents, qui secoue les États-Unis depuis quelques jours, a également été matière à comparaison avec The Handmaid’s Tale, de la part de Margaret Atwood elle-même, ou d’un autre écrivain, Stephen King.

 

 

 

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