Accueil SagaInitiatives « Time’s Up » : Le temps de l’action contre les violences sexuelles

« Time’s Up » : Le temps de l’action contre les violences sexuelles

par La rédaction

Sous la bannière TIME’S UP, des femmes de Hollywood lancent un fonds de soutien juridique aux victimes de violences sexuelles au travail. Surtout pour aider les femmes des secteurs les plus précaires.

Comme pour donner le signal que l’affaire Weinstein n’était qu’un début ; qu’au temps de la libération de la parole et de l’écoute doit succéder celui de l’action. Lundi 1er janvier, 300 femmes travaillant dans l’industrie du divertissement aux États-Unis ont annoncé, dans une lettre ouverte, la création d’un fonds de défense juridique pour les victimes de violences sexuelles au travail.

Ces actrices, réalisatrices ou productrices, regroupées au sein de l’organisation TIME’S UP (« Le temps est écoulé »), soulignent que si le déclencheur est venu de Hollywood, elles sont conscientes de leur « privilège ». Elles entendent ainsi porter la voix de toutes les autres travailleuses – agricultrices, concierges, serveuses, ouvrières du textile, travailleuses domestiques… – victimes de prédateurs sexuels.

Ces dernières, qui travaillent dans des secteurs aux bas salaires, « n’ont souvent pas les ressources pour se défendre ». D’où la création de ce fonds de soutien pour les accompagner dans leurs procédures légales. Doté de 15 millions de dollars, il sera administré par le National Women’s Law Center, association d’avocates créée en 1972 pour soutenir les droits des femmes.

Ce fonds d’aide aux victimes de violences sexuelles au travail n’est que l’une des facettes de l’organisation TIME’S UP. Son objectif global est de « combattre les inégalités de pouvoir systémiques qui empêchent de nombreuses femmes, en particulier les femmes de couleur, de travailler en sécurité et d’exploiter pleinement leur potentiel ».

À la mi-décembre, des membres de TIME’S UP ont créé une « Commission sur le harcèlement sexuel et pour faire avancer l’égalité au travail ». Elle est dirigée par Anita Hill : cette juriste avait « balancé son porc » dès 1991, en accusant un juge de la Cour Suprême de l’avoir harcelée sexuellement alors qu’elle était son assistante.

 

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