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Une femme sur cinq harcelée au travail

par Arnaud Bihel

C’est ce que relève une nouvelle étude publiée à la veille de la journée internationale des droits des femmes. Une autre note que la carrière des femmes cadres stagne après 40 ans.


 

Une femme active sur cinq dit avoir été victime de harcèlement sexuel dans sa carrière. C’est ce que révèle une enquête de l’Ifop pour le compte du Défenseur des droits, la première depuis 20 ans, sur le harcèlement sexuel au travail. Une enquête dévoilée par Europe 1. Dans quatre cas sur dix, les harceleurs sont des collègues du même niveau. Elles sont 16% à déclarer avoir déjà été victimes de chantage sexuel pour une embauche ou une promotion.

Les jeunes célibataires, dans une situation précaire et qui travaillent dans un univers masculin, sont les plus touchées.

Voir aussi : Après la loi, la communication contre le harcèlement sexuel

Le blues des femmes cadres en seconde partie de carrière

C’est ce que relève une autre étude, également publiée ce vendredi 7 mars. Celle-ci est signée par l’Apec et concerne le parcours professionnel des femmes cadres (à télécharger ici).

C’est en seconde partie de carrière que se produit la principale rupture dans l’évolution professionnelle entre hommes et femmes : à partir de 40 ans « la part des hommes responsables hiérarchiques continue d’augmenter, tandis que celle des femmes stagne ». Conséquence : « Les niveaux de rémunération des femmes affichent un net ralentissement dans la seconde partie de carrière, tandis que ceux des hommes continuent de progresser. »

Parallèle logique : les femmes cadres sont moins satisfaites de leur situation professionnelle que les hommes (61 % contre 67 % en moyenne), et l’écart augmente avec l’âge. De même, la part des femmes cadres confiantes dans leur avenir professionnel est plus faible que celle des hommes (61 % contre 69 %).

 

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2 commentaires

Lili 7 mars 2014 - 20:50

Les femmes souffrent de ralentissement de carrière du à la grossesse ou au risque de grossesse. D’où la difficulté des femmes à accéder aux responsabilités entre 30 et 40 ans. Et là on nous dit que la carrière des femmes bloque à 40 ans? C’est à la limite du contradictoire : report du blocage lié au report des maternités? Pourquoi discriminer une femme de plus de 40 ans et donc sans risque de grossesse et avec des enfants plus autonomes?

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09 Aziza 11 mars 2014 - 09:56

Ce « ralentissement » est du à la discrimination des femmes PARCE QU’ELLES SONT DES FEMMES, comme celle des Juifs ou des Tsiganes pendant la 2nde guerre: en vertu de ce qu’elles sont, et parce que ce sont elles qui font les enfants. N’en déplaise à celles qui clament que « les femmes sont des hommes comme les autres », c’est cette fonction possible, même quand elle n’est pas effective, qui est source de discrimination; et il est évident qu’on ne peut la supprimer, sinon l’humanité n’existe plus. Et c’est justement parce que les femmes ont cette fonction de produire la plus grande richesse humaine qu’on veut les contrôler, qu’on le s jalouse, certainement, et qu’on leur inflige cette punition collective. Souvent, les femmes ne parviennent pas à identifier leur rage: c’est celle là: être discriminée pour la force de ce qu’on est….

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