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    Portrait

    Une Française énergique à la tête de l’IRENA

    par auteur 13 septembre 2010
    Ecrit par auteur 13 septembre 2010
    468

    Hélène Pelosse n’avait a priori pas toutes les cartes en main pour devenir directrice de l’Institut international pour les énergies renouvelables (IRENA), fondé en janvier 2009. Française, elle véhiculait l’image d’un pays acquis au nucléaire. Jeune, elle entrait en concurrence avec des experts à la carrière déjà longue. Femme, elle n’était pas à l’abri des préjugés. Mais cette énarque a fait parler sa volonté, l’une des clefs de sa réussite.


    Les énergies renouvelables, Hélène Pelosse s’y connait. À commencer par sa propre énergie. À 40 ans, cette femme élégante et polyglotte a un parcours sans faute. Et surtout, une pugnacité sans faille qu’elle a peu à peu mis au service de l’environnement et de la diplomatie.

    Élève brillante, toutes les portes lui sont ouvertes lorsqu’elle décroche le baccalauréat à 16 ans. Elle décide alors de faire un classe préparatoire aux grandes écoles de commerce et intègre la prestigieuse ESSEC. Mais elle ne s’en contente pas. « J’avais envie de continuer mes études, tout m’intéressait », se souvient-elle. Alors, elle commence en parallèle des études de droit et d’histoire puis intègre SciencesPo et l’Ena, dont elle sort diplômée à … 24 ans. À côté des nombreux enseignements qu’elle reçoit, elle apprend également les discriminations hommes-femmes. « Lors du grand oral de l’Ena, on me demande comment je compte concilier vie professionnelle et vie privée… Personne ne pose cette question aux hommes ! », s’exclame-t-elle. Cette réalité, elle aura souvent à l’affronter dans sa carrière.

    Après plusieurs années au poste d’Inspectrice générale des finances, entrecoupées de séjours aux Etats-Unis dans des entreprises privées, elle intègre le Secrétariat général des Affaires étrangères : « 200 personnes sous Matignon en charge des affaires communautaires », précise-elle. C’est là qu’Hélène Pelosse apprend la diplomatie, l’Europe, les négociations bilatérales, et surtout, l’énergie, un enjeu qui lui tient rapidement à coeur.

    L’aventure européenne

    Détachée au cabinet d’Angela Merkel, lors de la présidence tournante de l’Allemagne en 2006 et 2007, Hélène Pelosse s’attelle au paquet Énergie-Climat. Cette politique européenne lancée par les Allemands vise un triple objectif : la diminution de 20% des émissions de gaz à effet de serre, la réduction de 20% de la consommation d’énergie, et l’augmentation de 20 % de la part des énergies renouvelables. Hélène Pelosse est acquise à ce sujet, dont elle peut discuter avec son mari scientifique. Le contexte est favorable, avec la remise du prix Nobel de la paix au Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) en 2007.

    Mais, en coulisses, les négociations se révèlent délicates. Les pays qui tournent aux énergies fossiles, comme l’Italie et l’Espagne, craignent de ne pas honorer les quotas. La France ne veut pas en faire une obligation, se reposant essentiellement sur le nucléaire (plus de 75% de l’électricité dans l’hexagone). Hélène Pelosse doit jouer de ses talents de diplomate. « Avant la première proposition fin 2007, il a fallu faire du ‘pré lobbying ‘ et influencer la rédaction des textes », raconte-t-elle. Mais les ministres européens sont réticents à pousser le taux d’énergies renouvelables à 21 %. « Les moins 20% d’émissions de gaz à effet de serre et de consommation d’électricité passaient très bien. En revanche, sur les énergies, on n’y croyait plus », confie-t-elle. Et la France, son propre camp, reste en tête des adversaires.

    La question rebondit lorsque la France prend à son tour la présidence de l’Union Européenne. Hélène Pelosse reprend les négociations en tant que directrice adjointe du cabinet du ministre français de l’Écologie, Jean-Louis Borloo. Pendant un an, elle négocie avec les experts et ministres des différents pays l’attribution des quotas d’énergies renouvelables à atteindre. Encore une fois, elle n’abandonne rien, malgré les obstacles. « J’ai dû ramener à la table des discussions les Allemands, exigeants sur le paquet Énergie-Climat, et les Italiens, qui voulaient davantage de flexibilité. Le Rapporteur du Conseil européen ne voulait plus s’investir dans ce qu’il croyait impasse ». Mais Hélène Pelosse parvient à mettre tout le monde d’accord. En France, Jacques Chirac a fini par accepter, et Nicolas Sarkozy, à la tête du pays comme de l’Europe, veut montrer l’exemple. Mi-décembre 2008, les 27 chefs d’État valident définitivement le paquet Énergie-Climat. La France devra atteindre 23 % d’énergies renouvelables, l’Allemagne 18%, l’Espagne et l’Italie, 20%. Et elle ressort encouragée de cette expérience : «  J’ai appris qu’il fallait y croire jusqu’au bout » ! Un adage qu’elle a très vite mis en application pour conquérir la présidence de l’Irena.

    La défense des énergies renouvelables à l’échelle internationale

    « Lorsque j’étais au cabinet du ministère de l’Écologie, j’ai vu remonter une note sur le projet de l’IRENA, l’Institut international pour les énergies renouvelables. J’étais très critique, jusqu’à ce que je la lise, et le projet m’a paru passionnant. Je m’y suis jetée à corps perdu », relate Hélène Pelosse. Encore une fois, la jeune Française a dû se battre contre sa propre administration, plutôt pro-nucléaire, et aussi contre les discriminations.

    Pour être élue présidente de l’IRENA, cette mère de trois enfants parcourt le monde pour rallier à sa candidature le maximum de pays. Stratégique dans cette offensive, elle vise les plus grandes institutions : l’assemblée générale de l’ONU, le mouvement des non-alignés à Cuba, la Conférence islamique à Damas. Pari gagné, elle est élue présidente le 30 juin 2009. Non sans déplaire à ses concurrents masculins.

    Depuis, Hélène Pelosse multiplie les projets pour faire de l’IRENA, installé provisoirement à Abu Dhabi, un centre mondial d’expérimentation et de connaissance des énergies renouvelables. Déjà 147 pays, sans compter l’Europe, ont signé les statuts et 34 les ont ratifiés. 2011 devrait voir la naissance d’une plateforme d’e-learning et la poursuite de l’aide aux petits États insulaires comme le Royaume de Tonga, dans le Pacifique, qui était jusqu’à présent dépendant du diesel. L’organisation devrait aussi déménager à Masdar, une ville futuriste et écologique jouxtant la capitale des Émirats Arabes Unis. Mais une chose ne devrait pas changer : la parité à laquelle tient beaucoup Hélène Pelosse, qui a formé son équipe avec autant d’hommes que de femmes.

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