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Vaginagate aux Etats-Unis

par La rédaction
Lisa Brown

Lisa Brown, capture d’écran YouTube

Censurée pour avoir prononcé le mot « vagin » à la chambre des représentants du Michigan, une élue joue « les monologues du vagin ».


 

« Je suis flattée que vous vous intéressiez tellement à mon vagin, mais non, c’est non. » Mercredi 13 juin, l’élue démocrate du Michigan, Lisa Brown a ainsi interpellé le président de la Chambre des représentants de son État à l’issue d’un discours contre une loi prohibant l’avortement. Le lendemain, elle n’a pas été autorisée à prendre la parole. En raison de sa conduite « non professionnelle la veille » rapporte le Daily Mail Online. Sa collègue, Barb Byrum qui avait employé le mot « vasectomie » a elle aussi été privée de débat.

Puis, raconte Big Browser, « outrée de voir que des législateurs du Michigan ne veulent pas seulement dicter ce que les femmes peuvent faire mais aussi ce qu’elles peuvent dire », elle a organisé, samedi dernier, une lecture de la pièce de théâtre d’Eve Ensler Les Monologues du vagin en présence de l’auteure, en face de la chambre des représentants.

Plus de 2 500 spectateurs ont fini par scander : « Can’t say it? Don’t legislate it! », « Vous ne pouvez pas en parler ? Alors ne le réglementez pas ! » Les protestations se poursuivent sur les réseaux sociaux avec les hashtag #vaginamovielines, #vagina ou #Lisabrown. En photo et en vidéo ici.

 

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4 commentaires

Diké 27 juin 2012 - 06:17

J’aurai plutôt traduit « Can’t say it ? Don’t legislate it ! » par : « Vous ne pouvez pas en parler ? Alors ne le réglementez pas ! « , au sens où si on interdit de mentionner le vagin et les sujets y afférents lors des débats,, on s’interdit aussi de le mentionner dans les textes de loi qu’on rédige.

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Terminologiste again 27 juin 2012 - 11:57

Ce n’était pas très professionnel en effet : s’agissant d’avortement il eut été plus pertinent de parler d’utérus…

+1 pour la traduction de Diké au passage

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isabelle germain 27 juin 2012 - 17:42

« Diké »
J’aurai plutôt traduit « Can’t say it ? Don’t legislate it ! » par : « Vous ne pouvez pas en parler ? Alors ne le réglementez pas ! « , au sens où si on interdit de mentionner le vagin et les sujets y afférents lors des débats,, on s’interdit aussi de le mentionner dans les textes de loi qu’on rédige.

Vous avez raison, je change de ce pas. Merci

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09 Aziza 12 juillet 2012 - 10:26

Oui, souvent, les hommes veulent légiférer ou rendre des jugements sur ce qu’ils ne connaissent pas.
Certaines se souviennent peut être qu’au procès de Bobigny, où G. Halimi défendait une mineure ayant subi un avortement, et sa mère; le juge ne savait pas ce qu’était un spéculum….

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