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Victime de viol : composer le bon numéro

par La rédaction

cfcvLa nouvelle campagne Collectif Féministe Contre le Viol insiste sur la nécessité de trouver le bon interlocuteur, en appelant le 0800 05 95 95.


 

À l’approche de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, le Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV) lance une nouvelle campagne pour faire connaître le dispositif d’aide aux victimes de viol, Viols-Femmes-Informations – 0800 05 95 95.

La campagne débutera le 15 novembre sur plus de 10 chaînes de télévision et sur Internet. Ce clip est déjà visible sur Youtube :

 

Conçue et réalisée bénévolement par l’agence CLM BBDO et Wanda Productions, cette nouvelle campagne du CFCV est axée sur la difficulté pour les victimes de viol à trouver la/le bon.ne interlocutrice/interlocuteur pour parler, se confier et être aidées et accompagnées.

« Après un viol, pour en parler, pour être aidée et soutenue, les forums internet et les réseaux sociaux ne sont pas les bons interlocuteurs », rappelle le docteur Gilles Lazimi, Coordinateur de la campagne.

7 000 appels chaque année

« À qui en parler ? Qui peut l’entendre ? Qui peut comprendre ? Victime d’un viol, une femme a besoin qu’on lui dise que le seul coupable et responsable est celui qui a commis les faits, qu’elle n’y est pour rien et qu’on peut l’aider. Victime d’un viol, elle a besoin d’écoute, de soutien, de justice, de soins. Elle pourra alors surmonter les effets du viol, faire valoir ses droits, reprendre sa route », poursuit le docteur Gilles Lazimi.

D’où ce message de la campagne : rappeler que le bon réflexe à adopter est de s’adresser à de véritables professionnel.le.s. Le numéro Viols-Femmes-Informations – 0800 05 95 95 – est gratuit et accessible du lundi au vendredi de 10 h à 19 h. La permanence reçoit et traite en moyenne 7 000 appels de victimes chaque année, dont 3 à 15 nouveaux crimes chaque jour.

« Le viol est un crime que subissent en France plus de 86 000 femmes adultes chaque année. Près de de 90 % des agresseurs sont des proches. La souffrance des victimes est majorée par la honte, la culpabilité, l’absence d’écoute et de compréhension auxquelles elles se heurtent, d’autant plus que le violeur est souvent une personne de leur entourage », rappelle la docteure Emmanuelle Piet, présidente du CFCV. Une précédente campagne du collectif, début 2015, soulignait d’ailleurs ce contexte :

 

Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

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1 commenter

Jasmi 15 novembre 2016 - 17:29

 » la/le bon.ne interlocutrice/interlocuteur pour parler » ça n’aide pas la cause du langage non sexiste ! C’est mieux que rien, mais :
– « la bonne personne » (terme épicène),
– « La bonne interlocutrice ou interlocuteur » vont aussi bien (règle de proximité)
sont plus lisibles et respectueuses de notre belle langue.

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