Vuitton, Dior à la présidence de l’UMP ?

par La rédaction

L’habit fait le député 2 (1 ici). Bernard Debré réduit Rachida Dati à ses robes.

« Je ne suis pas sûr que Vuitton ou Dior ait sa place à ce niveau-là. » Interrogé sur les candidatures à la tête de l’UMP, le député Bernard Debré ne s’est pas embarrassé d’arguments de fond pour écarter de son champ de vision Rachida Dati.

Ces deux-là ont un lourd passif. L’ex garde des sceaux a soutenu une candidate UMP dissidente face à Bernard Debré aux dernières législatives. Brigitte Kuster, la maire du 17ème arrondissement de Paris, n’avait pas apprécié que l’UMP donne l’investiture à Bernard Debré plutôt qu’à elle-même, qui briguait la succession de Françoise de Panafieu.

L’UMP a réussi un beau retour en arrière : un grand schelem masculin aux législatives dans la capitale. Le parti avait réservé aux femmes les circonscriptions dans lesquelles la gauche était certaine de l’emporter. L’histoire ne dit jamais si les députés mâles s’habillent chez Tati ou chez Dior et Vuitton, ça permet d’éviter les coups bas.

La vidéo réalisée par LCP

 

Lire aussi sur Les Nouvelles NEWS :

Les candidates UMP recalées à Paris choisissent la discipline

Femme en politique ? Première dame ou invisible

Parité outragée, parisiennes UMP indignées

Allons, allons, le sexisme n’existe pas !

 

Partager cet article

3 commentaires

christian.s 18 juillet 2012 - 19:11

les propos de mr debré parlent d’eux même, c’est suffisant pour juger de son niveau

Répondre
Diké 18 juillet 2012 - 21:47

Quand Mme Dati a fait scandale avec ses tenues Dior, ce n’était pas son apparence physique mais son train de vie qui était en cause et donc sa rémunération par l’Etat.

Or question rémunération, il faudrait rappeler queM Debré ne fait pas mieux en cumulant les salaires de députés et de professeur d’un hôpital universitaire…

Répondre
Ann 21 juillet 2012 - 17:34

La déconsidération par l’aspect , l’allure , la fringue , la condescendance est une technique facile et largement utilisée jusqu’à présent par ces messieurs de tous poils .
Les sifflements de potaches des élus de l’Assemblée nationale quand Mme Duflot s’est présentée à la tribune en robe ( j’ai oublié les couleurs) montre bien qu’aussitôt après des élections, ils oublient qu’ils ont été élus par des femmes aussi et qu’ils devraient avoir intérêt à respecter
Il est grand temps de leur retourner la pareille .

Répondre

Laisser un commentaire