Le procès pour viol du prédicateur Tariq Ramadan s’est tenu après un parcours judiciaire de 9 ans. Le ministère public a requis une peine de 18 ans de réclusion assortie de plusieurs mesures complémentaires.
18 ans de prison : c’est ce que le ministère public a requis ce mardi 24 mars contre Tariq Ramadan qui se présente comme un islamologue suisse. L’avocat général a aussi demandé un mandat d’arrêt à l’encontre de l’accusé qui ne s’est pas présenté à la justice française depuis l’ouverture de son procès, le 2 mars dernier, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire français une fois sa peine purgée précise l’AFP.
Il a requis, en outre, une mesure de suivi socio-judiciaire comprenant l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes, et l’interdiction de réaliser toute œuvre visuelle ou littéraire concernant les faits, ainsi qu’une peine d’inéligibilité de 10 ans et l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv).
Le prédicateur islamiste était jugé à huis clos par la cour criminelle départementale de Paris pour viols, viol aggravé avec violences et viol sur personne vulnérable qui auraient été commis entre 2009 et 2016. Accusations qu’il conteste.
Absent
Mais il n’était pas présent à ce procès. Il avait, auparavant, essayé toutes les voies de recours possible pour échapper à ce procès qui a finalement eu lieu sans lui.
Lire : Tariq Ramadan sera jugé pour viols en France
Ses avocats ont expliqué qu’il ne s’était pas présenté au procès en raison d’une hospitalisation, pour une « poussée » de sclérose en plaques deux jours auparavant à Genève, en Suisse Mais, selon Le Parisien, une expertise médicale demandée par le tribunal a estimé que son état de santé lui permettait de comparaître devant la cour criminelle. La demande de renvoi du procès par l’accusé a été rejetée.
Tariq Ramadan a déjà été condamné par la justice suisse pour viol. Ses neuf ans de parcours judiciaire en France ont été émaillés de mensonges proférés parfois sur des tribunes complaisantes. (Lire : Protestations contre une nouvelle tribune offerte à Tariq Ramadan). Les accusations portées contre lui dénoncent des agressions terrifiantes.

