Alors que l’extrême droite gagne du terrain en Allemagne, la gauche radicale s’impose à Berlin, avec une probable nouvelle maire. Résultat d’une politique de quotas : les partis de gauche témoignent tous d’une parité atteinte ou grandissante au sein de leur groupe.

En Allemagne, en Saxe-Anhalt, le parti d’extrême droite AfD arrive en tête des élections avec 44% des voix. Ce retour de bâton de l’extrême droite inquiète. Mais ce dimanche 20 septembre, les élections régionales dans la cité-État de Berlin esquissent aussi une autre lueur : la candidate du parti Die Linke (gauche radicale), Elif Eralp, juriste de 45 ans et d’origine turque, arrive en tête des scrutins.
Une maire de gauche à Berlin
A Berlin, dimanche, la gauche radicale s’est imposée avec un score de 24,5 %. Sa campagne, axée sur la crise du logement, a su convaincre. La formation conservatrice CDU du chancelier Friedrich Merz a, quant à elle, obtenu 20 % des suffrages. En revanche, si l’AfD reste loin derrière, elle progresse dans la capitale allemande, avec plus de 16 % des suffrages, soit environ 7 points de plus qu’en 2023.
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Résultat : Elif Eralp devrait, dans les prochains jours, être officiellement nommée maire de Berlin. Pour cela, une coalition des partis de gauche doit se former. Reste à convaincre le parti des écologistes (Bündnis 90/Die Grünen) , qui a remporté 15 % des voix, ainsi que le SPD (Social-démocrate), qui a fait environ 12 %. Elif Eralp serait la première maire de gauche radicale de la ville.
La parité progresse dans la politique allemande
Lors de ces élections régionales, la parité a elle aussi gagné. Si les Allemandes ont acquis le droit de vote et d’éligibilité le 12 novembre 1918, soit 26 ans avant les Françaises, elles ont peiné à s’imposer en politique. Le premier Parlement à l’issue de la Première Guerre mondiale, en janvier 1919, comptait à peine 8,7% d’élues.
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Pour parvenir à la parité, certains partis ont mis en place des quotas. Dès 1986, les écologistes instaurent l’obligation de parité sur les listes électorales et aux postes à responsabilité. Concrètement, leur direction est bicéphale, c’est-à-dire composée d’un homme et d’une femme. En outre, sur une liste avec un nombre impair de candidats, une femme est systématiquement nommée. Et ça paye. En 2026, 61,2 % des députés du groupe sont des femmes, rapporte Visible Média. Au sein de Die Linke, elles sont 56,2 %. Le SPD, lui, compte 41,7 % de députées.
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Puis, plus on se déporte à droite de l’échiquier politique, moins la parité est respectée. Et ce, bien que certains partis aient adopté une règle de quotas. Si la CDU-CSU, le parti du chancelier Friedrich Merz, prévoit, depuis 2001, 40% de femmes dans les différents organes de direction du parti, seulement 22,6 % (CDU) et 25 % (CSU) des élus sont des femmes en 2026. Pire : au sein de l’AfD, les femmes restent largement sous-représentées avec 11,8 %.
Résultat : en 2026, une dynamique paritaire se met en place dans les comités exécutifs, notamment grâce à l’engagement des partis de gauche.
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