Tous deux ont été condamnés à un an de prison pour insulte aux institutions de l’Etat. Elle pour avoir dénoncé un viol commis par des soldats, lui pour l’avoir interviewée.
Nous en parlions le 30 janvier : les autorités somaliennes poursuivaient en justice une femme se disant victime de viol par des membres des forces de sécurité, ainsi qu’un journaliste l’ayant interviewée (Lire : En Somalie, parler de viol mène en prison)
Depuis, il ont tous deux été condamnés à un an de prison, rapportait Amnesty International le 19 février. Le journaliste Abdiaziz Abdnur Ibrahim pour « fausses informations » et « insulte aux institutions de l’Etat », la femme pour fausse accusation de viol portant atteinte à la sécurité de l’Etat. Le procès s’est tenu dans des conditions inéquitables, dénonce Amnesty International qui a lancé une campagne (ici en anglais) pour appeler les autorités somaliennes à abandonner les charges et libérer les deux condamnés.
La journaliste Leila Ali, qui avait la première écrit, pour Al Jazeera, un article sur une jeune femme victime d’un viol collectif perpétré par les soldats gouvernementaux en Somalie a pour sa part lancé une pétition sur Avaaz.org. Elle a déjà recueilli en une journée près de 300 000 signatures.
