Le projet de loi autorise l’IVG en cas de danger pour la vie de la mère. Mais excepté ce cas, l’avortement reste interdit et sévèrement puni.
L’Irlande va ouvrir, un peu, la porte au droit à l’avortement. Le gouvernement irlandais a dévoilé jeudi 13 juin la version finale du projet de loi « sur la protection de la vie durant la grossesse ».
Il prévoit d’autoriser l’avortement en cas de danger pour la vie de la mère. Et uniquement dans ce cas. Le texte contient une liste d’une vingtaine d’établissements où l’IVG pourra être pratiquée. Mais il accorde aux médecins une clause de conscience qui leur permet de refuser de pratiquer un avortement pour des raisons « morales ou religieuses ». Et punit de 14 ans de prison le fait de « détruire intentionnellement une vie humaine à naître ».
Jusque-là, l’avortement n’est en aucun cas autorisé en Irlande. Mais le législateur était sous pression après la mort, en octobre, d’une jeune femme qui s’était vue refuser un avortement thérapeutique. Dimanche, plusieurs milliers d’anti-avortement, soutenus par l’Église catholique, ont manifesté contre le projet de loi. Le Premier ministre a indiqué devant le Parlement avoir reçu de nombreux messages de menaces, comme des lettres ensanglantées. Mais selon les sondages, l’opinion irlandaise soutient massivement cet assouplissement de la loi. Le texte doit être examinée par le Parlement dans les prochains mois.
