
Conférence de presse de lancement d’ONU Femmes France, le 14 novembre 2013 à la Maison de l’Amérique Latine, Paris. De gauche à droite : Sylvie Brabant (Rédactrice en chef TV5 Monde) ; François Fatoux (délégué général de l’ORSE), Fanny Benedetti (directrice exécutive d’ONU Femmes France) ; Miren Bengoa (présidente d’ONU Femmes France) ; Mitushi Das (responsable des partenariats pour ONU Femmes) ; Laurence Gillois (ONU Femmes à Bruxelles). © Daphné Bengoa/Comité ONU Femmes France.
Le comité français qui vient de voir le jour se fera le relais de l’agence des Nations Unies pour les femmes. Parmi ses défis : mobiliser des fonds pour soutenir les actions d’ONU Femmes, qui dispose aujourd’hui de financements bien en deçà de ses besoins.
Le comité français ONU Femmes s’est officiellement installé jeudi 14 novembre. Cette association de loi 1901, qui devient le 17ème comité national de l’agence onusienne, se fixe trois objectifs prioritaires, souligne sa présidente Miren Bengoa :
– donner une meilleure visibilité à l’agence onusienne chargée de promouvoir les droits des femmes. Le comité français dispose d’ores et déjà d’un site internet : http://www.onufemmes.fr/ ;
– se faire le relais des campagnes thématiques d’ONU Femmes, pour l’égalité des sexes, le renforcement du leadership et de l’autonomisation économique des femmes, l’élimination de la violence ou encore la participation des femmes aux processus de paix. Parmi les enjeux à moyen terme figurent aussi les discussions sur l‘agenda du développement, après l’échéance 2015 des Objectifs du Millénaire. ONU Femmes défend la mise en œuvre d’un objectif unique pour l’égalité des sexes ;
– mobiliser des ressources pour ses propres actions et celles d’ONU Femmes à l’international.
Ce dernier volet ne sera pas le moindre, car l’agence reste le parent pauvre de l’ONU. « C’est là un énorme défi : donner à l’organisation les moyens de travailler », reconnaît Fanny Benedetti, Directrice exécutive du comité français.
Un besoin de 500 millions annuels, moins de 300 dans les faits
Quand ONU Femmes a été créée en 2010, son budget annuel a été estimé à 500 millions de dollars. Mais son financement, qui dépend des contributions des États membres de l’ONU, n’a pu s’élever qu’à 220 millions en 2011, et n’a pas atteint le seuil des 300 millions en 2012 et 2013. L’agence a eu la malchance de voir le jour en période de crise, souligne Laurence Gillois, responsable d’ONU Femmes à Bruxelles.
La France, en outre, n’est que le 18ème contributeur mondial : Paris octroie moins de 2 millions à ONU Femmes, dix fois moins que Londres. Le comité français va inciter le gouvernement à augmenter cette contribution. Mais en cette période de restrictions budgétaires ONU Femmes France ciblera davantage le mécénat privé que l’argent public. Des démarches ont déjà été engagées, mais « la visibilité est encore mauvaise », note Miren Bengoa, tout en disant son « espoir que des entreprises sont prêtes à s’engager ».
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