
Match amical France-Ecosse, mai 2015. Par
alainalele sur Flickr (CC BY 2.0)
En 4 ans le nombre de footballeuses pro ou semi-pro a plus que doublé dans les 55 pays de l’UEFA. Six pays, dont la France, comptent plus de 100 000 licenciées.
« Le football féminin continue de gagner en popularité et de plus en plus de femmes et de jeunes filles jouent ou s’impliquent », se félicite l’UEFA en publiant, lundi 19 décembre, son dernier rapport annuel sur le football féminin.
A tous les niveaux l’évolution est sensible. Au sein des 55 associations nationales de football membres de l’instance européenne, le nombre de licenciées a augmenté de 6% sur la dernière année, avec plus de 1,27 million de joueuses.
« Les grands événements internationaux tels que la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2015 au Canada et les Jeux Olympiques de Rio 2016 ont certainement contribué à promouvoir le jeu au féminin, tandis que le Championnat d’Europe féminin de l’UEFA, aux Pays-Bas, l’été prochain, se profile », commente l’UEFA. « Des ambassadrices spécialement désignées deviennent aussi des modèles, inspirant les nouvelles générations. »
L’UEFA compte plus de 34 000 équipes de jeunes, une hausse de 73 % par rapport à 2012/13. Sur un an, le nombre d’entraîneures diplômées a augmenté de 31%, celui d’arbitres diplômées de 17%.
Il y a désormais en Europe 2 850 joueuses professionnelles ou semi-professionnelles (elles sont 126 en France). En 4 ans leur nombre a plus que doublé (+119% ).
A noter que la France a dépassé en 2016 la barre des 100 000 licenciées – la hausse est de 83% sur 5 ans. Cinq autres pays sont dans ce cas : la Norvège, l’Angleterre, les Pays-Bas, la Suède, et l’Allemagne, la plus forte nation européenne de football féminin avec plus de 200 000 licenciées.
Reste que l’UEFA doit encore, de son côté, féminiser ses instances. Pour l’heure une seule femme, la Française Florence Hardouin, siège dans son Comité exécutif, aux côtés de 16 hommes.
