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    InternationalPolitique & Société

    Ces prédateurs qui veulent profiter des Ukrainiennes

    par La rédaction 1 avril 2022
    Ecrit par La rédaction 1 avril 2022
    2,2K

    Proxénètes, clients d’ « agences matrimoniales », propositions d’hébergement contre faveurs sexuelles… les informations s’égrènent suscitant compassion pour les Ukrainiennes mais aussi parfois pour ceux qui profitent de leur détresse.

    Un reportage de BFMTV a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux le 31 mars. Il montre une société définie comme une « agence matrimoniale » nommée « Au cœur de l’Est », qui se présente ainsi : « Notre agence matrimoniale a été créée en 2011 afin de permettre aux hommes désireux de rencontrer une femme slave pour fonder une famille, de le faire dans les meilleures conditions…». L’agence expose sur son site un catalogue de « belles femmes ukrainiennes » avec plusieurs photos et l’indication du prénom, de l’âge, de la couleur des cheveux et des yeux, la taille, le poids.

    Ces Français qui se ruent sur les agences matrimoniales pour rencontrer des Ukrainiennes pic.twitter.com/Djj3tQ7zKY

    — BFM (@BFMTV) March 31, 2022

    Depuis le début du conflit, la directrice de l’agence marseillaise dit, au micro de BFMTV, avoir vu exploser les demandes de la part des hommes. « Il y a une avalanche d’appels mais malheureusement 90% de ces appels ne sont pas sérieux. Ce sont des hommes qui espèrent sur un malentendu avoir la chance d’héberger une très belle créature ukrainienne en détresse. »

    Juste avant, la caméra suivait un client quinquagénaire prenant un air compassé pour venir choisir la marchandise : « Elle débarque dans un pays qu’elle ne connaît pas où elle ne connaît personne et je pense que c’est assez difficile pour elle ».

    La plupart des commentaires sur les réseaux sociaux expriment de l’écœurement. Mais il se trouve quand même quelques internautes, plutôt dans la frange d’extrême droite, pour faire semblant de ne pas comprendre. Quand l’écologiste Sandrine Rousseau se montre dépitée par ce concentré de patriarcat, il se trouve quand même un opposant pour lui faire la leçon :« ça vous fait chier le bonheur des gens tant qu’on rentre pas dans votre carcan idéologique ! Foutez la paix aux gens. Ces gens dans le reportage sont adultes et tout le monde ne recherche pas le bonheur selon votre conception du monde et des relations entre individus ! »… D’autres y vont de leurs attaques personnelles. « Vous avez eu des soucis avec votre père », « C’est toujours quand c’est des Français que vous attaquez le patriarcat », « Qu’est-ce que vient faire le patriarcat dans cette histoire ? », « Je vois de l’exploitation mais pas de patriarcat », « Ce n’est pas du patriarcat, c’est la nature de l’être vivant »…L’évolution des mentalités n’est pas gagnée !…

    Les clients de cette agence dite « matrimoniale » ne sont pas les seuls à vouloir profiter de la détresse des Ukrainiennes. A la frontière Polonaise, des proxénètes viennent faire leur marché. Pour le dénoncer, des féministes sont allées protester, à la manière des Femen, devant le Parlement européen. La photographe Pauline Makoveitchoux interpelle le Parlement européen dont elle dénonce l’inaction sur Twitter : « L’Ukraine n’est pas un bordel ! »

    ⚡️UKRAINE IS NOT A BROTHEL Today, 3 feminist activists gathered in Brussels in front of the European Parliament to denounce the inaction of the European Union regarding the sexual exploitation of Ukrainian women refugees. pic.twitter.com/7HoAa913Ro

    — Pauline Makoveitchoux (@PaulineMakov) March 26, 2022

    A ce proxénétisme s’ajoute une foultitude de messages privés sur les réseaux sociaux proposant aux Ukrainiennes un hébergement contre des faveurs sexuelles. RTBF, en Belgique rapporte ce témoignage d’une réfugiée : « J’ai posté un message sur un groupe Facebook où je demandais un hébergement en Belgique et j’ai aussitôt reçu des messages privés de la part d’hommes qui me demandaient des massages. Ces types me demandaient quel âge j’avais, ils disaient qu’ils ne pouvaient accueillir que des jeunes femmes sans enfant ou parfois ils écrivaient qu’ils préféraient seulement les jeunes femmes minces et belles. Il y avait aussi des propositions d’échange où on me disait : ‘Tu peux rester chez moi, mais à condition de faire le ménage’, ou ‘je peux aussi pratiquer les langues avec toi’, et ainsi de suite… »

    Ces dérives ont commencé dès le début de la guerre. Lire : LA GUERRE EN UKRAINE, TERRAIN DE JEU POUR LE CYBERSEXISME

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    prédateursproxénétismeukrainiennes
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