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Après la loi, la communication contre le harcèlement sexuel

par La rédaction

CampagneHarcelementCette campagne lancée par le gouvernement, qui s’appuie sur un site internet, entend aider à libérer la parole des victimes.


 

« Faire monter le seuil d’intolérance » au harcèlement sexuel : c’est, pour Najat Vallaud-Belkacem, l’objectif de la campagne de sensibilisation, lancée lundi 12 novembre par le gouvernement.

Cette campagne intitulée « Stop Harcèlement » s’appuie sur des visuels qui seront diffusés dans la presse et sur un site internet spécifique : http://stop-harcelement-sexuel.gouv.fr/

C’est le moyen pour le gouvernement de rappeler le cadre de la loi votée le 6 août 2012, qui a précisé le délit de harcèlement sexuel et renforcé les sanctions (1).

Le site invite les victimes de harcèlement à dénoncer rapidement les faits – qu’ils se soient produits sur le lieu de travail ou d’études (où ont lieu 8% des agressions sexuelles et 25% des gestes déplacés, rappelle le site) mais aussi dans d’autres circonstances, comme les milieux associatifs ou sportifs. Le slogan de la campagne leur assure : « Désormais, la loi vous protège ».

Mais si la loi a précisé le délit de harcèlement sexuel et renforcé les sanctions, elle n’a pas résolu le problème du manque de professionnels pour accompagner les victimes : c’est la critique formulée par l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). « Il nous sera très difficile, voire impossible, le cas échéant de répondre aux demandes générées par la campagne, alors que justement en 2012 nos subventions ont été réduites de 5%. Il ne faudrait pas que cette campagne soit synonyme d’attentes déçues », explique à l’agence SIPA Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’association.

 

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(1) Selon la loi, « le harcèlement sexuel est le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. » Et « est assimilé au harcèlement sexuel le fait, même non répété, d’user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers. »
Des faits passibles de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. En cas de circonstance aggravante, ces peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.

 

 

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1 commenter

Ann 13 novembre 2012 - 09:08

Il existe des situations peu connues parce que niées par la police, qui relèvent d’une délinquance organisée . Ces situations sont des tentatives hostiles, répétées, offensantes d’atteinte à la dignité sur fond de connotation sexuelle .
Lors de violation de domicile incessantes avec l’aide de clés copiées, les intrus sèment des serviettes hygiéniques dans les vêtements ou les documents de l’appartement. Ils volent également les sous-vêtements dans les placards, valises, ou corbeille à linge sale et les déplacent ou les transportent pour les mettre en évidence dans d’autres endroits.

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