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Bas salaires, horaires ou mensuels ?

par La rédaction

 

Selon les chiffres d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, les bas salaires concernaient en 2010 un salarié européen sur six (17%). La France est le troisième pays, après la Finlande et la Suède, qui compte le pourcentage de bas salaires le plus faible (6,1%).

« De grandes différences subsistent entre hommes et femmes s’agissant de la proportion de bas salaires », souligne par ailleurs Eurostat. Dans l’UE27 en 2010, plus d’une femme salariée sur 5 (21,2%) percevait un bas salaire, contre moins d’un homme sur 8 (13,3%). Dans tous les États membres à l’exception de la Bulgarie, la proportion de femmes salariées à bas salaires était supérieure à celle des hommes.

En terme de proportion de bas salaires pour les femmes, la France est encore une fois bien classée, à la deuxième place derrière la Suède avec 7,9% – contre 4,5% pour les hommes.

Dans cette classification d’Eurostat, les travailleurs à bas salaires sont les salariés qui gagnent deux tiers ou moins du salaire horaire national brut médian. Soit, en France, qui gagnaient en 2010 9,2 euros de l’heure, ou moins.

Mais, en prenant en compte un salaire horaire, ce mode de calcul ne prend pas en considération le travail partiel, très majoritairement féminin. Si on considère les salaires mensuels, alors la proportion de bas salaires s’envole.

Ainsi, selon les statistiques du ministère de Travail, ce n’est pas un salarié français sur 16, mais un sur 6, qui occupe un emploi à bas salaire. Et, temps partiel oblige, la différence entre femmes et hommes est bien plus spectaculaire. Ce ne sont plus 7,9% mais 24,2%, près du quart des femmes en emploi, qui touchent un bas salaire. Les homme, eux, sont 8% à être concernés (Lire : Des bas salaires pour un quart des femmes).


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2 commentaires

lilou 29 décembre 2012 - 17:05

Cet article est incomplet : aujourd’hui un « haut salaire » (selon les employeurs, soit moins de 2000 euros!) ne permet pas de vivre correctement région parisienne…

Quant aux chiffres offciels concernant par exemple le chomage : ils sont truqués. Je me souviens avoir été « hors grille » alors que mes revenus ne permettaient pas de vivre… mais je faisais pas mal d’heures.

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Lili 3 janvier 2013 - 15:46

« lilou »
Cet article est incomplet : aujourd’hui un « haut salaire » (selon les employeurs, soit moins de 2000 euros!) ne permet pas de vivre correctement région parisienne…

Quant aux chiffres offciels concernant par exemple le chomage : ils sont truqués. Je me souviens avoir été « hors grille » alors que mes revenus ne permettaient pas de vivre… mais je faisais pas mal d’heures.

Désolée mais le chômage c’est l’absence de travail. Le fait que vos revenus ne vous permettent pas de vivre est une question de pauvreté et de pouvoir d’achat. Si vous faisiez pas mal d’heures vous n’étiez pas chômeuse.
Cet article est donc complet sur la question : un bon salaire horaire et peu d’heures, ce n’est pas un bon salaire, point. Le temps partiel est un vrai fléau.

De plus, le fait de ne pas pouvoir vivre en RP avec un salaire « haut » est un problème de coût de logement, et de vie, pas de salaire. Pour ma part j’ai longtemps refusé tout poste en Région parisienne pour cette raison et le jour où notre pays cessera de considérer la Province comme sans intérêt ça répondra à pas mal de problèmes.

Enfin, la question du revenu « qui permet de vivre » est hautement subjective. Pour ma part je vis (seule) en région parisienne, je gagne moins de 2 000 € / mois et je vis très bien. Ca dépend de la composition du foyer, des charges incompressible, et aussi des habitudes et de ce que chacun considère comme « indispensable ».

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