Davantage de difficultés en calcul chez les femmes, en écriture chez les hommes. C’est ce que fait apparaître la dernière enquête de l’INSEE. Des différences qui n’apparaissent pourtant pas chez les écoliers.
Les hommes en France ont plus de difficultés que les femmes quand il s’agit d’écrire et la situation s’inverse en calcul. Avec des écarts « marqués ». C’est ce que montrent les derniers résultats de l’enquête Information et vie quotidienne (IVQ) dévoilés mardi 18 décembre par l’INSEE (1).
L’enquête ne fait pas apparaître de différence entre hommes et femmes dans les exercices de compréhension orale. En revanche, près de 20 % des femmes ont des résultats médiocres en calcul contre 14 % des hommes ; seulement 24 % d’entre elles ont d’excellents résultats dans ce domaine (au moins 80 % de réussite), contre 35 % chez les hommes.
Et « cet avantage s’inverse à l’écrit », observe l’INSEE. : la proportion d’hommes qui éprouvent des difficultés face aux textes est légèrement plus forte que celle des femmes (17 % et 15 %). Et c’est dans le domaine de l’écriture (2) que les différences sont les plus marquées : 51 % des hommes manifestent des difficultés graves ou fortes en production de mots, contre seulement 41 % des femmes.
« L’avantage masculin dans les disciplines mathématiques apparaissait déjà dans l’enquête de 2004 et dans des enquêtes centrées sur les jeunes comme l’enquête internationale auprès des élèves de 15 ans (PISA) », fait observer l’INSEE.
Pourtant, à un plus jeune âge, on n’observe quasiment aucune différence entre filles et garçons. Une autre enquête internationale, publiée le 11 décembre, révélait que les élèves de CM1 en France ont un niveau similaire en lecture quel que soit leur sexe – l’écart en faveur des filles s’étant comblé ces dernières années. Les élèves français n’ont pas pris part à la même enquête portant sur les mathématiques, mais dans ce domaine les résultats internationaux font apparaître un très faible écart au bénéfice des garçons.
(1) L’enquête, sous forme de questionnaire construit autour d’« exercices » reprenant des situations de la vie quotidienne, a été menée en 2011 auprès de 14 000 personnes de 16 à 65 ans résidant en France métropolitaine.
(2) Les exercices écrits portaient sur la maîtrise de trois compétences fondamentales : déchiffrer (lecture de mots), écrire (production de mots écrits) et comprendre ce qui est lu (compréhension d’un texte simple).
