Accueil Médias Casting très attendu dans « la parenthèse inattendue »

Casting très attendu dans « la parenthèse inattendue »

par La rédaction

parenthse_inattendueDes hommes de tous horizons, des femmes… femmes dans la nouvelle émission de Frédéric Lopez. Le syndrome de la Schtroumpfette a encore frappé.


 

Frédéric Lopez est le créateur / présentateur d’un des succès de la télévision : « Rendez-vous en terre inconnue »*. Depuis la rentrée, il anime chaque semaine sur France 2 une nouvelle émission, « La Parenthèse inattendue. » Le pitch ? Trois célébrités se retrouvent 24 heures à la campagne, et échangent des propos philosophiques sur leur enfance, leur parcours et la cuisson de la viande. Seulement voilà, en sept émissions diffusées, les téléspectatrices et téléspectateurs peuvent établir eux-mêmes un diagnostic : Frédéric Lopez  souffre lui aussi du syndrome de la Schtroumpfette.

En effet, sur les trois personnalités invitées, le rapport a toujours été le même (à une seule exception près) : deux hommes, une femme. Garou, François-Xavier Demaison et Adriana Karembeu pour la première ; Elisa Tovati, Christophe Michalak et Elie Semoun pour la troisième ; Kad Merad, Olivier Baroux, Natasha St-Pier, Marc Veyrat pour la quatrième ; Eric-Emmanuel Schmitt, Christophe Willem et Armelle pour la cinquième ; Sheila, Baptiste Giabiconi et Bruno Salomone pour la sixième, et Olivia Ruiz, Jonathan Lambert et Philippe Geluck pour la septième. Seule la deuxième émission a vu ce rapport inversé, avec deux invitées femmes (Shy’m et Michèle Bernier) pour un invité homme (Alain Bernard), rapport qui s’annule si l’on prend en compte la quatrième émission, avec trois hommes pour une femme.

La forme et le fond

Pire : dans les extraits diffusés, alors que les invités masculins tiennent toujours des propos généraux ou sur eux-mêmes, les extraits choisis pour présenter les invitées féminines sont presque toujours ceux où elles parlent de leur « féminité » (j’étais féminine, j’étais pas féminine, j’attirais les garçons, je n’attirais pas les garçons…) comme si c’était le seul et unique trait de personnalité interessant pour une femme.

Pour mémoire, le « syndrome de la Schrtoumpfette » est cette maladie médiatique courante et contagieuse qui veut que les hommes soient pourvus de multiples caractéristiques quand les femmes n’ont qu’une et une seule fonction : celle d’être femme. Rassurons la famille de Frédéric Lopez : on en guérit très bien, il suffit de le vouloir.

Marlène Schiappa, fondatrice de Maman travaille

 

* Emission unanimement saluée et accessoirement nommée aux Gérard de la télévision 2012 dans la catégorie « Gérard de l’émission où on t’explique que t’as tout à apprendre de pygmées de 1m40 qui ont des frisbees dans les lobes d’oreilles, des anneaux de pêche dans le nez, des plateaux de cantine dans les lèvres, des nichons en forme de banane, plus une dent et la bite dans un tube en bambou ».

 

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

2 commentaires

marie 3 décembre 2012 - 16:12

Dommage de citer les Gérards, une « récompense » faussement dérangeante et vraiment machiste. Version 2012, voici un florilège de ce que ça donne :

– Gérard de l’émission de bonnes femmes qui donnent leur opinion
– Gérard de l’actrice qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari (soi-disant dans le cadre « comique de répétition »)
– Gérard du film que tu vois parce qu’il te fait espérer des lolitas qui se roulent des pelles et se mettent des doigts dans leurs petits abricots rasés, mais en fait, même pas
– Gérard du père de l’enfant de Rachida Dati
– Gérard de la femme politique, quand tu la vois, t’as pas envie de lui mettre ton bulletin dans l’urne
– Gérard du queutard, alias Ready for the zob, alias Couilles and the gang, alias Planque ta moule, alias Le Kärcher, alias Les Femmes d’abord, alias Monté comme un âne, alias l’Anaconda, alias l’Etouffe-chrétienne, alias Galope salope, alias Le Ministre de la défonce, alias le Ravageur de rondelles, alias le Canon à neige, alias l’Extincteur, alias Crème Chantilly, alias Une Giclette pour les suffragettes, alias Billy Salami, alias l’Assomoir, alias la Queue de billard, alias l’Erection législative, alias C’est Noël mémère, alias le Flashboule, alias Fais gaffe avec tes dents, j’aime pas qu’on me raye le casque, alias Alors heureuse ?

Voilà voilà voilà. C’est fou ce que c’est modeeerne.

Répondre
Lili 3 décembre 2012 - 17:18

D’accord avec Marie sur les Gérard, j’avoue qu’ils me font bien marrer mais leur machisme est vraiment honteux, et depuis des années. 3 mecs dans le jury, forcément…

Sinon, F. Lopez me semble être un gars intelligent qui jusque-là faisait preuve de beaucoup d’éthique pour « RDV en Terre inconnue », alors peut-être que lui adresser votre article lui fera prendre conscience de la chose…

Répondre

Laisser un commentaire