Accueil International « Sale chienne », « Petite cochonne ». La campagne anti-sexisme dans les transports de Bruxelles

« Sale chienne », « Petite cochonne ». La campagne anti-sexisme dans les transports de Bruxelles

par La rédaction

Dans les transports en commun bruxellois, des affiches mettent en scène les insultes sexistes que les femmes peuvent entendre. Un rappel de la loi qui sanctionne ces comportements.


 

Décidément, les animaux ont la part belle dans les campagnes contre les comportements sexistes dans les transports en commun. Après l’Île-de-France, où la campagne a été critiquée pour dépeindre les harceleurs en animaux prédateurs, c’est dans les transports publics de Bruxelles que les bêtes sont de sortie.

Mais ici l’approche est inverse. Ce n’est pas avec les agresseurs, mais avec les femmes victimes, qu’est filée la métaphore animale. En effet, les affiches mettent en scène des insultes sexistes qu’elles peuvent entendre : « Sale chienne », « Petite cochonne » ou « Gros thon ».

« Le sexisme, c’est illégal. La loi du 24 mai 2014 le punit de 50 à 1 000 euros d’amende et de un mois à un an de prison », précise la campagne lancée par Touche pas ma pote, association contre le harcèlement de rue et le sexisme au quotidien .

« Alors que 95 % de femmes déclarent avoir été la cible de sexisme dans l’espace public et que seulement 3 % d’entre elles portent plainte, la campagne a pour principaux objectifs de sensibiliser le grand public à cette thématique, mais aussi de faire connaître la loi de 2014 punissant le sexisme et d’encourager les victimes à s’en saisir », commente Isabelle Simonis, ministre des Droits des femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui co-finance la campagne.

 

La loi en question sanctionne « tout geste ou comportement » qui a manifestement pour objet d’exprimer un mépris à l’égard d’une personne, en raison de son appartenance sexuelle, ou de la considérer, pour la même raison, comme inférieure ou comme réduite essentiellement à sa dimension sexuelle et qui entraîne une atteinte grave à sa dignité. »

Si elle s’est avérée très peu efficace jusque là en terme de condamnations, elle a inspiré le projet français de verbaliser « l’outrage sexiste ».

 

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ddispa 20 mars 2018 - 17:57

Dommage que « Le sexisme, c’est illégal. La loi du 24 mai 2014 le punit de 50 à 1 000 euros d’amende et de un mois à un an de prison » soit écrit si petit, il me semblait que c’était le message à faire passer…

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