Communication enfant/père difficile en France

par Arnaud Bihel
GénéralMangin

Le général Mangin avec ses 8 enfants, dans Le Pays de France, 5 juillet 1919, via Wikimedia Commons.

Un enfant français sur deux juge difficile de parler avec son père. C’est l’un des éléments marquants du ‘Bilan Innocenti 11’ de l’Unicef. Qui souligne globalement la situation moyenne de la France parmi les pays riches en terme de bien-être des enfants.


 

« Des progrès en péril ». Dans son étude sur « Le bien-être des enfants dans les pays riches », publiée mercredi 10 avril par son centre de recherche Innocenti, l’Unicef observe une « amélioration continue de la plupart des mesures du bien-être des enfants » depuis les années 2000… tout en mettant en garde : « la crise économique généralisée qui a débuté fin 2008 a probablement suscité un ralentissement, voire l’inversement de cette tendance positive dans certains pays et pour certains indicateurs ». Et il n’est pas encore possible d’en « mesurer toutes les conséquences. »

Dans ce ‘Bilan Innocenti 11’, l’Unicef (Fonds des Nations Unies pour l’enfance) dresse une série très détaillée de comparaisons entre pays riches à partir de 5 grands indicateurs : le bien-être matériel, la santé et la sécurité, l’éducation, les comportements et risques, le logement et l’environnement.

Pauvreté, classement relatif

Globalement, la France se place dans le premier tiers des tableaux. Dans le « classement global du bien-être » établi par l’Unicef, elle occupe la 13ème place sur 39 pays étudiés. En comparaison, le bilan semble meilleur que celui établi en 2012 par l’Unicef (Voir : Pauvreté et inégalités des enfants français).

Mais la multitude des données montre des situations très diverses selon les caractéristiques qui conduisent au bien-être. Avec un taux de pauvreté relative des enfants de 9,5%, « en augmentation constante », souligne l’Unicef (il était de 8,8% l’année précédente), la France se situe au 12e rang. Une des données les plus parlantes est l’« écart de pauvreté » des enfants, qui évalue l’importance de cette pauvreté relative. Dans ce domaine, la France se situe en 6ème position, derrière le Luxembourg, les Pays-Bas, la Hongrie, l’Autriche et la Finlande. Mais si l’on prend en compte le taux de privation matérielle des enfants, la France chute en 16ème position, avec un taux qui dépasse les 10%.

Seuls la moitié des enfants français jugent « facile de parler avec leur père »

Les enfants français se montrent globalement plus insatisfaits que les autres. Interrogés sur leur satisfaction à l’égard de la vie, ils ne se placent qu’en 18ème position, cinq places en dessous du classement selon les critères « objectifs ».

Une spécificité des enfants français est qu’ils jugent particulièrement difficile la communication avec leurs parents. Et surtout avec leur père. Ils sont 71% à juger « facile de parler avec leur mère », contre une moyenne de 83% pour les 28 pays étudiés dans ce domaine. Et ils ne sont que 50% à estimer « facile de parler avec leur père » : c’est le taux le plus faible, et de loin, chez les enfants des pays concernés : la moyenne est de 67%.

 

 

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3 commentaires

Lora 10 avril 2013 - 16:25

Mais de quoi est-il fier le général? Il les a fait tout seul, pour la France? Les garçons pour l’armée et les filles pour faire d’autres garçons pour l’armée?
Cette photo est magnifique. L’échelle comme allégorie du pénis inséminateur triomphant! Du grand art (naïf).

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hic 10 avril 2013 - 17:21

Je retrouve de ma propre expérience bcp dans cet article.

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FClerfeuille 11 avril 2013 - 16:54

17 points en-dessous de la moyenne, c’est énorme. A-t-on une idée de la raison d’un tel résultat ? Les enfants questionnés étaient-ils interrogés à ce sujet ?

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