Accueil SagaInitiatives La ‘complémentarité’ écartée de la constitution tunisienne

La ‘complémentarité’ écartée de la constitution tunisienne

par La rédaction

La notion controversée ne figure plus dans une nouvelle version du texte, qui entérine l’égalité entre les femmes et les hommes.


La mobilisation a, semble-t-il, payé. Le projet de constitution tunisienne devrait voir disparaître la notion de « complémentarité » entre l’homme et la femme. L’adoption de ce terme dans une première version du projet de texte avait soulevé de nombreuses protestations. Lundi 24 septembre, selon certains médias, une commission de l’Assemblée nationale constituante a fait marche arrière. Seul le principe d’égalité entre hommes et femmes serait inscrit dans la constitution. Le site Tunisie Numérique note que la nouvelle version de l’article 28 mentionne également « l’égalité des opportunités en fonction de la compétence » et institue la « pénalisation de la violence contre la femme ». Cette nouvelle version doit encore être adoptée formellement en séance. Mais ce revirement apparaît logique.

Le 21 septembre, dans une interview à L’Express, le porte-parole du gouvernement tunisien, Samir Dilou, jugeait que « la notion de « complémentarité » est un non-sens. Ce texte risque en outre d’encourager la discrimination, si l’on devait en conclure que les femmes, « complémentaires de l’homme », doivent rester à la maison pendant que les hommes vont travailler à l’extérieur. Ce serait une régression dans un pays qui fait figure de pionnier en matière de droits des femmes. »

Cette notion était également au menu de la 21ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Dans le cadre du rapport périodique consacré à la Tunisie, les autorités du pays ont « déclaré que l’Assemblée constituante respecterait les obligations internationales de la Tunisie en matière de respect des droits de l’homme et d’égalité des sexes et que les autorités religieuses et culturelles du pays ne s’opposeraient pas aux engagements internationaux du pays. »
Plusieurs pays, notamment la Suisse, avaient expressément invité le gouvernement tunisien à « veiller à ce que le principe d’égalité entre les hommes et les femmes soit clairement formulé dans la nouvelle Constitution et le mettre en œuvre par des mesures concrètes ».

 

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