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Des jouets non sexistes pour augmenter le nombre d’ingénieur.e.s

par La rédaction
Image du concours #Zérocliché

La secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher a lancé un appel aux fabricants de jouets et aux communicants : moins de sexisme pour davantage d’ingénieures.  .

29 % de femmes seulement dans l’industrie –un chiffre stable depuis 30 ans, très peu de femmes au sommet des entreprises… Est-ce que l’univers des jouets n’y serait pas pour quelque chose? Pousser les filles à se projeter en princesse ou en petite ménagère quand les garçons ont des jeux de construction ou de conquérants du monde n’est-ce pas de nature à ruiner les vocations de la moitié féminine des jeunes pour les métiers scientifiques ou techniques?

Alors six mois avant Noël et un an après la publication du rapport d’information «Les Femmes et les Sciences, et l’urgence d’actions pour l’égalité réelle» des députés Céline Calvez et Stéphane Viry, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances a réuni industriels, distributeurs et associations, pour qu’ils s’engagent à « faire reculer les stéréotypes de genre dans l’univers des jouets. »

Cette initiative du « Conseil de la mixité et de l’égalité professionnelle dans l’industrie » créée avec le Comité exécutif du Conseil national de l’industrie (CNI) cherche à « renforcer la place des femmes dans l’industrie », « améliorer leur visibilité et leur leadership »

Jeux scientifiques attractifs pour toutes et tous

La ministre appelle la filière jouets à agir. « Les jeux scientifiques » doivent être « aussi attractifs pour les filles que les pour les garçons » a-t-elle déclaré à l’AFP. Les fabricants de jouets ne sont pas les seuls à devoir se remettre en question. Les distributeurs et communicants ont aussi leur part de responsabilité « Dans un magasin, la première question qu’on vous pose après vous avoir demandé quel âge a l’enfant pour son cadeau, c’est : ‘est-ce que c’est une petite fille ou un petit garçon ?’ », au lieu de s’enquérir de ses centres d’intérêt, observe Agnès Pannier-Runacher

Le plan d’action engagé à l’issue de la réunion prévoit d’abord une charte de bonnes pratiques, engageant les grandes enseignes de distribution de jouets et les fabricants à lutter contre les stéréotypes véhiculés par les jouets qu’il s’agisse des produits, des points de vente ou des communications. Dans les rayons des grandes enseignes de distribution et sur internet, les vendeurs s’engagent à « mieux mettre en valeur les jouets scientifiques en direction des garçons et des filles.» L’Union des annonceurs (UDA) va partager des grilles de lecture des stéréotypes « afin que les acteurs prennent conscience de l’image qu’ils véhiculent.» Les entreprises concernées devront « former les personnels en contact avec le public afin qu’ils n’introduisent pas de biais genrés dans leurs conseils à la clientèle » et préparer la communication déployée au moment de Noël, en concertation avec le CSA.

Agnès Pannier-Runacher souligne que « le défaut d’orientation des jeunes filles se joue dès l’école primaire et qu’il est urgent pour la compétitivité de nos entreprises de développer dès le plus jeune âge l’appétence pour la science et les technologies, tant chez les petites filles que les petits garçons. » Rappelons que les filles représentent moins d’un tiers (27,2%) des effectifs des écoles d’ingénieurs et moins de 10 % dans les écoles du numérique ou de l’informatique.

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