Accueil Sport Emilie Andeol, championne olympique en sortie de « galère »

Emilie Andeol, championne olympique en sortie de « galère »

par Camille Saint-Cricq

Emilie Andeol sur Eurosport

Médaille d’or en 2016, la judokate a livré un témoignage bouleversant sur sa vie d’après. Puis elle a retrouvé un emploi.

« Oui, je suis championne olympique et je suis au chômage » dans un sanglot, la championne olympique de judo, Emilie Andeol, a livré son témoignage à une journaliste du Parisien  lors d’une rencontre des Etoiles du sport à Tignes. Elle raconte l’après douze ans de judo à haut niveau, douze ans de travail acharné pour finir par décrocher une médaille d’or aux JO de 2016 (et deux titres en championnat d’Europe). Et le vide derrière. Pas de sponsor, pas de proposition de reconversion. « On me disait : Tu comprends, il y a Teddy Riner. Et alors ? » déclare-t-elle. Elle avait pourtant mené des études sérieuses en parallèle à ses entraînements.

Emilie Andeol va même jusqu’à dire qu’elle regrette d’avoir été championne olympique. Mais le lendemain, interrogée par Eurosport elle se reprend et dit qu’elle est très fière d’avoir été médaille d’or et très heureuse d’avoir partagé de très fortes émotions avec le public. Mais elle voulait parler de « la galère » après la médaille. Du vide « très dur ». Elle ne cesse de dire qu’elle a « eu tort » de ne pas s’y préparer. Avant de parler de l’absence d’accompagnement pour les sportifs en reconversion. « Dans beaucoup d’autres pays, ça ne se passe pas comme ça, les sportifs sont accompagnés » dit-elle.  Lors d’un point presse à Tignes, elle a affirmé qu’elle voulait que « cette histoire serve, notamment pour la génération de Paris 2024. Que mon vécu n’arrive pas aux autres.»

Happy end

Le témoignage d’Emilie Andeol, poignant, lui a valu des montagnes de messages de sympathie et des témoignages de sportifs ayant connu la même galère. Elle a été contactée par le ministère des Sports. Et surtout, elle a trouvé un travail. Stéphane Nomis, ex-judoka lui aussi et président de « Pacte de Performance » qui travaille avec des athlètes de haut niveau, lui a proposé de travailler dans sa fondation pour mettre en place des classes informatiques en Afrique. Il lui aurait dit, selon Europe1 : « Je ne te prends pas pour te faire plaisir, mais parce que tu es une tueuse, et que tu vas maintenant convertir ce que tu as si bien su faire sur le tatami dans le monde de l’entreprise ».

France 3 a également annoncé qu’Emilie Andeol serait consultante judo pour les JO 2020 à Tokyo. Et que cette décision avait été prise avant son coup de déprime dans le Parisien.

Pour l’instant, rien n’a été annoncé concernant l’accompagnement de la suite de la carrière des sportifs de haut niveau.

 

Partager cet article

A VOUS DE JOUER

o Vous appréciez nos articles ?
o Vous voulez partager l’information pour que tout le monde ouvre les yeux sur l’inégalité des sexes ?
o Vous considérez que l’égalité dans les médias est la mère de toutes les batailles pour l’égalité ?
o Vous savez qu’un journal indépendant et de qualité doit employer des journalistes professionnels ?
Si vous avez répondu oui à une de ces quatre questions, faites un don pour financer l’information. Ce don est défiscalisé à 66 %. (Un don de 50 € vous coûte en réalité 17 €)

JE FAIS UN DON

0 commenter

Laisser un commentaire