Avec l’association The Book Fairy, Emma Watson a caché 100 exemplaires du livre de Margaret Atwood, devenu cette année une série à succès, et qui inspire des actions féministes aux Etats-Unis.
Heures écarlates à Paris. L’actrice et militante féministe Emma Watson l’a annoncé mardi 21 juin : elle a caché dans la capitale française 100 exemplaires de La Servante Écarlate (The Handmaid’s Tale, en VO), un livre de Margaret Atwood publié en 1985 et qui connaît aujourd’hui une seconde vie avec son adaptation en série télévisée.
The Handmaid’s Tale est le livre actuellement au menu du club de lecture féministe lancé par l’actrice et ambassadrice d’ONU Femmes. Emma Watson organise cette opération de chasse aux livres dans Paris (à suivre sur le mot-dièse #OSSParis) avec l’association The Book Fairies.
Ce n’est pas une première : au lendemain de l’élection de Donald Trump, par exemple, Emma Watson avait distribué des livres de la poétesse et militante afro-américaine Maya Angelou dans le métro de New York.
La Servante Ecarlate dépeint un futur proche où des chrétiens extrémistes ont pris le pouvoir aux États-Unis et ont fait des femmes des sous-citoyennes, privées de droits civiques et économiques. Alors que la pollution a fait radicalement baisser la natalité, les femmes encore fertiles sont devenues des esclaves sexuelles, des machines à reproduction au services des familles riches. C’est le cas de l’héroïne, incarnée dans la série par l’excellente Elisabeth Moss.
Le succès de la série (diffusée en France à partir du 27 juin sur OCS), et sa description d’un monde où la domination masculine est à son paroxysme et le corps des femmes sous contrôle, a influé sur des militantes aux États-Unis. Ces dernières semaines, des groupes de femmes ont fait leur apparition, silencieuses et habillées comme les « servantes écarlates », dans des assemblées où les élus débattent de restrictions au droit à l’avortement. Des actions menées dans plusieurs États, du Texas à l’Ohio, de la Californie à New York.
