Les employés de fast food veulent plus que des miettes

par Arnaud Bihel

FFFIls étaient des milliers à manifester aux États-Unis, lundi 29 juillet, pour réclamer des salaires décents.


 

Quittant l’huile de friture de leurs McDonald’s, Burger King ou Wendy’s, des milliers d’employés de fast food se sont mis en grève lundi 29 juillet pour manifester dans plusieurs grandes villes des États-Unis. Il s’agissait de la troisième manifestation organisée par le mouvement Fast Food Forward, né en novembre 2012 à New-York et qui réclame une hausse des salaires pour ces travailleurs précaires.

A New-York City, le salaire annuel moyen des employés de la restauration rapide (dans le secteur, deux tiers sont des femmes) est de 11 000 dollars (soit 690 euros par mois), selon le mouvement. C’est deux fois moins que ce que gagnent en une journée leurs PDG, et quart de ce qui est nécessaire pour « survivre » à New-York.

La principale revendication de Fast Food Forward la garantie d’un salaire minimum de 15 dollars (11 euros) de l’heure, soit le double du salaire minimum.

Quelques jours plus tôt, face aux demandes d’augmentations salariales, la réponse de McDonald’s avait fait grincer des dents : la chaîne a proposé à ses employés… une application pour mieux gérer leur argent. Laquelle, ironiquement, permettait de constater que le salaire moyen d’un employé de fast food ne suffit pas à vivre.

Dans un rapport publié plus tôt en juillet, le NELP, organisme U.S. de recherche sur les inégalités au travail, relevait que le secteur n’offre « quasiment aucune perspective de promotion » : seuls 2,2% des postes de l’industrie du fast food sont de type managérial, contre une moyenne de 30% dans l’ensemble de l’économie nationale.

 

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