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À l’école aussi, l’endométriose sort de l’ombre

par La rédaction
Campagne de Info endométriose

Campagne de l’association Info Endométriose

L’endométriose s’explique à l’école. La ministre de l’Éducation nationale a annoncé le lancement d’une campagne de sensibilisation à destination des élèves et personnels à la rentrée. Cette maladie liée aux règles touche 1 Française sur 10. 

« Parlons-en enfin ! », demandaient depuis des années les associations de lutte contre l’endométriose. Enfin, justement, des mesures vont être prises pour sensibiliser « élèves et personnels ». Lundi 27 juin, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, a annoncé le lancement d’une campagne d’affichage, de formation, de sensibilisation en signant une convention de partenariat avec l’association Info Endométriose.

Le but : briser le tabou qui pèse autour de l’endométriose. Une maladie liée aux règles, si fréquente – une femme sur dix en est atteinte – et pourtant si peu connue qu’il s’écoule en moyenne entre sept et dix ans entre les premiers symptômes et l’établissement du diagnostic. Pourquoi ? Parce que « de très lourds tabous persistent autour des règles et de la douleur féminine, l’influence des facteurs culturels, la méconnaissance de la maladie par une partie du corps médical, le retard des femmes pour aller voir un médecin (…) », explique Info Endométriose, représentée par la chanteuse Imany, l’actrice Julie Gayet et la Dr Chrysoula Zacharopoulou.

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Dans un premier temps, une campagne d’affichage sera mise en place dans les établissements scolaires dès la rentrée de septembre, et des brochures seront mises à disposition des élèves. Rendre visible une maladie jusque-là invisible, voilà le défi. Des outils pédagogiques et des modules de formations sont également prévus à destination des personnels de l’éducation nationale. Comprenez les enseignant.e.s, notamment les professeur.e.s de SVT, mais également les infirmier.e.s. et les médecins scolaires.

Cette action marque « le premier des engagements officiels de plusieurs ministères en faveur de la reconnaissance de l’endométriose et la mise en place d’actions pour l’amélioration de sa prise en charge dans notre pays », souligne le ministère de l’Éducation nationale.

Des stars donnent de la voix

Le tabou sur la maladie semble donc se lever. Et pas qu’en France, où des Youtubeuses s’en emparaient tout récemment.

Depuis quelques mois, la star américaine de la série Girls, Lena Dunham, parle au grand jour de l’endométriose dont elle souffre. Elle expliquait par exemple sur Instagram en début d’année que la maladie l’empêchait de faire la promotion de la nouvelle saison de la série.

Le 14 juin, c’est l’actrice de Star Wars Daisy Riley qui annonçait à son tour, sur le même réseau social, souffrir d’endométriose depuis l’âge de 15 ans, et incitait les fans à prendre la maladie au sérieux.

 

At 15 I was diagnosed with endometriosis. One laparoscopy, many consultations and 8 years down the line, pain was back (more mild this time!) and my skin was THE WORST. I’ve tried everything: products, antibiotics, more products, more antibiotics) and all that did was left my body in a bit of a mess. Finally found out I have polycycstic ovaries and that’s why it’s bad. I can safely say feeling so self conscious has left my confidence in tatters. I hate wearing make up but I currently don’t want to leave the house without it on. HOWEVER PROGRESS IS BEING MADE! (With some help from a dermatologist and cutting out dairy (waah, except for spontaneous ice creams) and cutting down sugar (bigger waah but gotta do what you’ve gotta do)). Finally. Finally. (Throughout all this I’ve only had people being wonderful and encouraging and occasionally making me realise I’m being ridiculous and there’s more to life)… My point is, to any of you who are suffering with anything, go to a doctor; pay for a specialist; get your hormones tested, get allergy testing; keep on top of how your body is feeling and don’t worry about sounding like a hypochondriac. From your head to the tips of your toes we only have one body, let us all make sure ours our working in tip top condition, and take help if it’s needed. #wasthispostlongenough #maybethesehashtagscanbulkitupabit #alsohowmanybracketsdoesonewomanneed #ifyourereadingthisiapplaudyou #thisisaclaymaskincaseyourewondering

Une photo publiée par @daisyridley le

 

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